Les présidents des Medef d'Outre-mer tirent la sonnette d'alarme face au projet de loi de finances 2026. Le texte prévoit une coupe de 800 millions d'euros dans les dispositifs de soutien à l'emploi et à l'investissement des territoires ultramarins.
La riposte s'organise. Les présidents des Medef de Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon, avec la co-présidente du comité Outre-mer du Medef, Thara Govindin, ont mis en ligne une pétition. Ils contestent les arbitrages budgétaires du gouvernement sur la Lodeom et les aides fiscales, qu'ils jugent vitales pour l'économie de ces régions.
Les signataires redoutent un impact « dévastateur » de ces coupes sur les petites entreprises et l'emploi local. « Ces dispositifs compensent les surcoûts liés à l'insularité et à l'éloignement », expliquent-ils. Leur suppression ferait grimper les coûts du travail et découragerait l'embauche.
Le Medef Outre-mer exige du gouvernement et des parlementaires qu'ils renoncent à ces coupes. Il présente ces dispositifs spécifiques comme des « garanties de l'emploi, de l'investissement et de la cohésion sociale ». La pétition, baptisée « Mobilisation des acteurs économiques ultramarins pour la défense de l'emploi et des entreprises d'Outre-mer », invite citoyens et entrepreneurs à défendre l'avenir économique des territoires.
Katty Hoarau (Medef Réunion), Bruno Blandin (Medef Guadeloupe) et Dave Drelin (Medef Guyane) comptent parmi les premiers signataires. Tous dénoncent un projet qui menace la vitalité économique des Outre-mer et creuse les inégalités entre les territoires français.


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