Un arrêté publié ce mardi au Journal officiel suspend la mesure du 4 août, qui avait déclenché d'importantes manifestations dans les pharmacies. Les pharmaciens y voient une première victoire et se préparent désormais à négocier un nouvel avenant à la convention pharmaceutique.
Malgré sa démission, Sébastien Lecornu a respecté son engagement du 24 septembre. L'arrêté suspend pour au moins trois mois la baisse du plafond des remises sur les médicaments génériques.
Selon l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO), cette suspension maintient le plafond actuel à 40 % et supprime les baisses prévues à 25 % puis 20 % d'ici 2028. Un passage transitoire à 30 % reste prévu pour le 1er janvier 2026, mais le syndicat veut l'abandonner définitivement.
« Le deal de suspension nous conduit à arrêter notre mobilisation pour l'instant, en attendant un nouvel avenant », a déclaré l'USPO dans un communiqué.
Le syndicat a aussi annoncé qu'une lettre de cadrage pour une mission conjointe (IGAS-IGF) sera publiée prochainement. Cette mission analysera les flux financiers du circuit de distribution des médicaments, ce qui ouvrira la voie à de nouvelles négociations.
Par ailleurs, le nouvel arrêté maintient un plafond de remises de 15 % sur les médicaments biosimilaires, mis en place en août pour encourager leur développement.
L'USPO a remercié les élus pour leur soutien et salué la mobilisation des pharmaciens. Le syndicat a aussi réaffirmé son engagement à corriger les insuffisances économiques de l'avenant n°1 qu'il avait refusé de signer.
« Le Conseil d'administration de l'USPO ne peut accepter aucune baisse, même minime, du plafond des remises », conclut le communiqué, qui incite les pharmaciens à rester vigilants lors des futures discussions.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !