Les entreprises de La Réunion affichent des délais de paiement parmi les plus courts de l'Outre-mer. En 2023, elles reçoivent leurs paiements en moyenne en 39 jours, tandis qu'elles règlent leurs fournisseurs en 46 jours. Ces chiffres restent supérieurs aux normes métropolitaines (30 et 37 jours), mais se rapprochent de la moyenne nationale dans les départements et collectivités d'outre-mer (DCOM).
Le rapport annuel de l'Institut d'émission des départements d'outre-mer (IEDOM) confirme la position favorable de La Réunion. Les délais de paiement ont gagné une journée par rapport à 2022. L'île se classe ainsi en tête des DCOM, malgré des disparités marquées dans d'autres territoires.
En comparaison, la Guadeloupe enregistre des délais clients de 41 jours et des paiements fournisseurs en 48 jours. La Martinique reste proche avec 42 jours pour les clients et 49 jours pour les fournisseurs. En Guyane, les délais dépassent 50 jours, tandis que Mayotte accumule les retards : 61 jours pour les fournisseurs et 59 jours pour les clients.
Les écarts varient aussi selon les secteurs d'activité. La construction et le soutien aux entreprises dépassent le plafond légal de 60 jours, atteignant jusqu'à 68 jours. Les transports ne respectent pas le délai réglementaire de 30 jours, avec des paiements qui s'étalent jusqu'à 50 jours. À l'inverse, le commerce et l'hébergement-restauration bénéficient de règlements plus rapides.
Malgré la loi de modernisation de l'économie qui fixe un maximum de 60 jours, un quart des entreprises ultramarines subissent des retards de paiement. Ces délais entraînent une perte de trésorerie estimée à plus de 700 millions d'euros. Dans ce contexte, La Réunion fait figure de bon élève, mais reste en décalage avec la métropole.


0 commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !