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Chemin Furcy Pitou : les poids lourds de retour jusqu'au 11 septembre

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Chemin Furcy Pitou : les poids lourds de retour jusqu'au 11 septembre

Chemin Furcy Pitou : la mairie de Saint-Benoît suspend l’interdiction des poids lourds jusqu’au 11 septembre - Crédit Zinfos974 - Société


La mairie de Saint-Benoît a annoncé vendredi 21 août la prise d'un arrêté dérogatoire autorisant à nouveau les poids lourds à circuler sur le chemin Furcy Pitou jusqu'au 11 septembre. Le maire Patrice Selly a rendu la décision publique à l'issue d'une réunion avec les transporteurs, les industriels, les carriers et des représentants de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion.

Depuis le 6 mai, l'arrêté municipal n°643/2026 interdisait la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes sur une portion de cet axe, entre l'échangeur de Beauvallon et le giratoire de Rivière des Roches avec la RN2. La commune invoquait les nuisances pour les riverains, la sécurité des usagers et la fragilité de la chaussée. Ces derniers jours, l'application effective de l'interdiction avait conduit à l'arrêt total de l'activité des transporteurs sur cet axe, les chauffeurs pouvant être interceptés par la police municipale.

La réunion de vendredi n'a pas réglé le fond du litige. « Force est de constater qu'on n'a pas beaucoup avancé, faute de propositions concrètes de la part des industriels », a déclaré Patrice Selly. La mairie réclame une participation financière des principaux utilisateurs de la voie aux travaux de remise en état, évalués à 700 000 euros hors taxes. Cementis et Terralta, les deux industriels directement concernés, ont demandé un délai pour étudier la proposition et formuler d'éventuelles contre-propositions. Aucun accord n'a été trouvé à ce stade.

Le maire a prévenu qu'en l'absence d'avancée lors de la réunion du 11 septembre, toutes les options resteraient sur la table, y compris une nouvelle restriction de circulation.

Du côté des transporteurs, le soulagement était perceptible. Jean-Gaël Rivière, vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion et président de la FNTR, a résumé l'état d'esprit des professionnels : « Dès lundi, on pourra dire aux transporteurs qu'on peut aller travailler à nouveau. [...] Dès lundi, on peut travailler, on n'a plus de problème, donc on est satisfaits. » Il a précisé que les journées d'interdiction avaient entraîné une perte sèche pour les entreprises concernées, sans en chiffrer le préjudice.

La crise a aussi remis sur la table un vieux projet : la création d'une voie réservée aux camions desservant les carrières, évoquée « depuis 20 ans » selon Jean-Gaël Rivière. Patrice Selly a rappelé que les carrières et installations industrielles concernées se trouvent sur la commune voisine de Bras-Panon, et que la situation actuelle découle en partie d'un arrêté pris en 2018 par cette commune interdisant la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes dans son centre-ville, reportant une partie du trafic vers Saint-Benoît. Le maire bénédictin s'est dit prêt à discuter avec son homologue de Bras-Panon, Jeannick Atchapa, et a estimé que l'État devrait être associé aux prochaines discussions. « Peut-être, et je l'espère, que cette route des carrières pourra in fine voir le jour », a-t-il avancé.

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10 commentaires

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L
Lulu 21/08/2026 à 17:41

@Roselyne, tu dis tout ma chère. Vingt ans d'attente c'est une génération entière. Moi j'ai attendu trois ans une simple autorisation de stationnement pour mon food truck sur le front de mer, trois ans ! Alors une route entière avec des millions dedans, wi, je comprends que ça traîne. Ce qui me choque c'est que les industriels font du chiffre sur cette route depuis tout ce temps et maintenant i fo négocier pour qu'ils participent aux réparations, c'est un peu fort quand même.

N
Naïma94 21/08/2026 à 17:26

Moi je fais ma tournée de patients tous les matins entre Saint-Benoît et Bras-Panon, et ces semaines avec les camions qui cherchaient des itinéraires bis c'était vraiment compliqué. Des rues étroites, des manoeuvres de poids lourds à des endroits où ça n'a rien à faire, et on essaie de passer avec la voiture pour arriver chez des gens qui attendent leurs soins. Je dis pas que les transporteurs ont tort, ils ont besoin de travailler comme tout le monde, mais il faut vraiment qu'une solution durable soit trouvée avant le 11 septembre parce que le provisoire ça dure toujours trop longtemps ici comme en métropole.

J
Jean-Marc 21/08/2026 à 16:40

700 000 euros de remise en état, les industriels qui demandent du temps pour réfléchir, et entre-temps c'est la chaussée qui morfle. J'ai refait des routes communales dans l'Est, je sais ce que ça coûte quand on laisse passer des gabarits trop lourds sans jamais remettre la main au portefeuille. Le problème c'est que la mairie va finir par céder encore, parce que bloquer l'activité économique ça fait mauvais effet aussi. En attendant, c'est le contribuable bénédictin qui paiera la note si Cementis et Terralta traînent les pieds au mois de septembre.

M
Mémé Marthe 21/08/2026 à 16:32

Vingt ans qu'on parle de cette route des carrières. Mon défunt mari disait toujours que les projets qui durent vingt ans, c'est que personne ne veut vraiment les payer.

Z
Zoubi 21/08/2026 à 15:27

J'ai un client à coiffer du côté de Beauvallon le mardi matin, et la semaine dernière j'ai dû faire un détour de vingt minutes parce que y'a un camion qui faisait demi-tour dans la rue. Franchement on s'en rend compte dans la vie de tous les jours ces histoires de circulation, même quand on est juste coiffeuse avec son petit sac de matériel.

A
Alex 21/08/2026 à 14:23

La réunion du 11 septembre va changer quoi concrètement ? On remet les mêmes acteurs autour de la table avec le même désaccord sur le financement. Si Cementis et Terralta n'ont pas fait de propositions concrètes en trois mois, je vois mal pourquoi ça avancerait en trois semaines.

T
TataYoyo 21/08/2026 à 14:18

Les riverains du chemin Furcy Pitou, on les oublie un peu vite dans tout ça. La réunion s'est terminée avec les transporteurs soulagés, les industriels qui demandent du temps, et les gens qui habitent là-bas qui vont encore subir les camions. J'espère que la mairie ne va pas lâcher sur les 700 000 euros, parce que si personne ne paie, c'est la route qui continue à s'abîmer et les marmay du quartier qui vivent avec la poussière et le bruit.

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Roselyne 21/08/2026 à 14:15

Une route des carrières évoquée depuis 20 ans... lé pa fasil d'avancer sur ces grands projets dans le péi. Dans les hauts on connaît bien ça, on attend des aménagements de route depuis des années aussi. En attendant c'est toujours les mêmes qui supportent les nuisances sans que personne ne règle vraiment le fond du problème.

T
Thierry Lebon 21/08/2026 à 14:05

L'article mentionne 700 000 euros hors taxes pour les travaux de remise en état. Il serait intéressant de préciser si la mairie envisage une participation sous forme de convention de financement avec les industriels, ou si elle évoque plutôt une redevance d'usage de la voirie. Les mécanismes juridiques ne sont pas les mêmes et les délais de mise en oeuvre non plus. Ce point mériterait d'être éclairci lors de la réunion du 11 septembre.

D
David 21/08/2026 à 14:01

Bon, au moins les camions peuvent rouler à nouveau, mais franchement cette histoire me fatigue. On parle de 700 000 euros de remise en état pour une route massacrée par des poids lourds depuis des années, et les industriels demandent encore un délai pour "étudier". Pendant ce temps c'est la commune qui trinque, et donc les contribuables. Saint-Benoît est loin de chez moi, mais ce genre de bras de fer entre privé et public, on en a partout dans le péi.