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Budget 2027 : Lecornu plaide pour le compromis, Mélenchon menace de censure

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Budget 2027 : Lecornu plaide pour le compromis, Mélenchon menace de censure

Budget 2027 : Lecornu appelle au compromis, Mélenchon promet la censure - Crédit Zinfos974 - National


Le Premier ministre Sébastien Lecornu a appelé les parlementaires à voter un budget pour 2027, en les mettant en garde contre les conséquences d'un blocage. Dans une lettre adressée aux élus, révélée samedi par Le Parisien, il avertit qu'une absence de budget provoquerait une hausse des taux d'intérêt, aux effets durables sur l'État et l'économie française.

«Choisir d'attendre l'élection présidentielle pour adopter un budget pour 2027, c'est choisir le désordre», écrit le chef du gouvernement. Il affirme vouloir «prendre le temps nécessaire» pour débattre et trouver des compromis, laissant ouverte la possibilité de discussions jusqu'au début de 2027.

Sans majorité à l'Assemblée nationale, l'exécutif redoute une alliance des oppositions de gauche et du Rassemblement national. Il pourrait alors être contraint de recourir à une loi spéciale, comme en 2025 et 2026. Ce dispositif permet de reconduire les recettes de l'année précédente et d'engager les dépenses nécessaires à la continuité de l'État. Mais avec l'élection présidentielle puis de probables législatives, il pourrait cette fois se prolonger jusqu'à l'automne 2027. L'Inspection générale des finances a alerté cette semaine sur les risques d'un tel scénario.

Dimanche, Jean-Luc Mélenchon a durci le ton. Le candidat de La France insoumise à la présidentielle a promis que son mouvement censurerait le gouvernement Lecornu sur son projet de budget 2027, qu'il accuse de préparer des «coupes rases» susceptibles, selon lui, d'aggraver les difficultés de l'économie française.

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8 commentaires

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J
Jean-Claude B. 24/08/2026 à 13:12

Ce matin j'ai eu un client, cadre dans une boîte du Port, il m'a dit la même chose que Bichik. 'Jean-Claude, ça fait trois ans qu'on nous rejoue la même pièce.' Moi je conduis, j'entends les gens, et ce que j'entends c'est surtout de la fatigue. Les domoun i comprennent plus qui décide quoi et pourquoi. Lecornu i dit compromis, Mélenchon i dit censure, et nous on fait comment pour prévoir la prochaine révision de notre carte grise.

D
David 24/08/2026 à 12:25

@Polo, tu mets le doigt dessus. Moi c'est pareil mais côté restaurant, les marges i tiennent à rien et les aides à l'embauche c'est déjà un parcours du combattant même quand le budget est voté en bonne et due forme. Là si y'a encore une loi spéciale qui repousse tout à l'automne 2027, on va gérer la saison haute sans savoir ce qu'on touche ou pas. C'est pas sérieux.

P
Pti-Louis 24/08/2026 à 12:09

À la mer on apprend vite que quand le ciel est indécis, vaut mieux pas sortir le bateau. Là ça fait trois ans que ces gens-là naviguent sans cap fixe. Les gîtes i remplissent ou i remplissent pas, on verra bien, mais moi j'attends plus grand chose de Paris.

P
Polo 24/08/2026 à 11:19

@Kelly, c'est exactement ça. Moi j'ai des commandes à passer à mes fournisseurs de bœuf toutes les semaines, les prix i bougent déjà sans arrêt, et si en plus les aides à l'embauche restent bloquées parce que personne vote le budget, je sais plus comment je vais tenir mon apprenti. La grande distribution elle s'en sort toujours, c'est nous les petits artisans qui trinquons en premier.

A
Anaëlle 24/08/2026 à 10:13

Je comprends pas très bien comment une loi spéciale peut remplacer un vrai budget pendant aussi longtemps. Est-ce que ça veut dire que les dispositifs pour les jeunes entrepreneurs, les aides à la création d'entreprise, restent figés à l'année d'avant ou ils disparaissent complètement ?

R
Rafiki 24/08/2026 à 09:14

Le tourisme ici i fo des visibilités sur les financements publics, les parcs, les sentiers, tout ça dépend de dotations que personne ne peut garantir si y'a pas de budget voté. J'ai déjà vu des chantiers de réhabilitation de sentiers bloqués pour des histoires d'arbitrages budgétaires à Paris. Alors franchement, une troisième année de loi spéciale, c'est une mauvaise nouvelle pour le péi.

K
Kelly 24/08/2026 à 09:06

Ce qui m'inquiète concrètement, c'est l'effet sur les petites structures comme la nôtre. Quand l'État navigue à vue sur son budget pendant des mois, ça se répercute sur les aides à l'emploi, les dispositifs de formation, tout ce qu'on attend pour planifier nos recrutements. On ne peut pas demander aux entreprises de se projeter quand les finances publiques restent en suspens jusqu'à l'automne 2027. Les salariés les premiers en pâtissent, parce que les décisions RH se figent dans l'attente.

B
Bichik 24/08/2026 à 09:02

On a vu tellement de fois ce même scénario, chaque année un peu plus tendu. On finit par se demander si le budget est encore un outil de gouvernance ou juste un théâtre d'opposition.