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L'ESIROI accueille 237 étudiants en 2026, en hausse de 23 %

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L'ESIROI accueille 237 étudiants en 2026, en hausse de 23 %

L’ESIROI enregistre une hausse de 23 % de ses effectifs pour cette rentrée 2026 - Crédit Zinfos974 - Société


L'École supérieure d'ingénieurs Réunion Océan Indien (ESIROI), rattachée à l'Université de La Réunion, accueille 237 étudiants et élèves-ingénieurs pour l'année universitaire 2026/2027, soit une hausse de 23 % par rapport à l'année précédente.

La progression est portée avant tout par le Cycle Préparatoire Intégré (CPI), accessible après le baccalauréat. Sa première année enregistre 48 nouvelles inscriptions, en hausse de près de 30 % sur un an, tandis que la deuxième année compte 33 étudiants. Au total, le CPI rassemble 81 élèves, soit 31 % de plus qu'en 2025/2026.

Le cycle ingénieur suit la même trajectoire. Ses 156 élèves-ingénieurs se répartissent entre les trois spécialités de l'école — Agroalimentaire, Bâtiment & Énergie et Informatique — et ses effectifs progressent de 20 % par rapport à l'année universitaire précédente.

Le directeur de l'ESIROI, Richard Lorion, voit dans ces chiffres le signe d'une attractivité renforcée. « Cette dynamique se traduit par une progression dans nos trois spécialités Agroalimentaire, Bâtiment & Énergie et Informatique ainsi qu'un engouement particulièrement fort pour notre Cycle Préparatoire Intégré », déclare-t-il. Il y lit aussi « la confiance grandissante des étudiants et de leurs familles » envers l'établissement, et salue « l'engagement quotidien de toute l'équipe pédagogique et des professionnels qui accompagnent l'école au service de la formation des futurs ingénieurs du territoire ».

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6 commentaires

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R
Roselyne 24/08/2026 à 10:21

@Yannick P, tu parles d'agroalimentaire et ça me touche. Ici à Salazie on produit depuis des générations, le chouchou, les légumes des hauts, mais on manque cruellement de gens qui connaissent vraiment la transformation, la conservation, tout ce qui permettrait de valoriser ce qu'on récolte. Si ces jeunes ingénieurs choisissent de rester dans le péi et s'intéressent aux filières des cirques, y'a un vrai travail à faire avec nous les producteurs. La saison a été difficile cette année avec les pluies qui ont tout noyé en mars, on a besoin de solutions concrètes, pas juste de belles études.

A
Alex 24/08/2026 à 09:11

@Zilo, tu mets le doigt sur quelque chose d'important. La vraie question c'est pas le nombre d'inscrits, c'est ce que les diplômés font après. J'ai croisé des sortants ESIROI en info qui galèrent à placer un projet Git propre en entretien, ça interroge sur le référentiel pédagogique. 23 % de hausse c'est flatteur pour les stats, mais si derrière les entreprises tech du territoire continuent à recruter en remote des profils de métropole ou d'Ile Maurice parce que le niveau local ne suit pas, on tourne en rond. J'attends de voir les chiffres d'insertion à 6 mois avant de crier victoire.

T
Tonton Bébert 24/08/2026 à 08:19

23 % de hausse, bel chiffre sur le papier. Mais une école d'ingénieurs qui grossit, ça veut dire des locaux, des formateurs, des conditions d'accueil dignes. Est-ce que l'Université de La Réunion a les moyens qui suivent ou on va encore entasser les étudiants dans des salles trop petites avec des contrats précaires pour encadrer tout ça ? Le discours du directeur est beau, mais c'est les conditions de travail des équipes pédagogiques qui feront la vérité.

Z
Zilo 24/08/2026 à 08:11

156 en cycle ingénieur dont une bonne partie en info, c'est pas rien. J'espère juste que les profs suivent niveau stack technique parce que si on sort avec des trucs vieux de 10 ans dans les cours, les boîtes nous regardent de travers dès le premier entretien.

Y
Yannick P 24/08/2026 à 08:05

La spécialité Agroalimentaire m'intéresse particulièrement vu ce qu'on importe chaque semaine depuis Madagascar et Maurice dans ce domaine. Si ces ingénieurs restent sur le territoire et développent une vraie filière locale, ça pourrait alléger un peu la dépendance aux approvisionnements extérieurs. Mais former des gens lé pa fasil si derrière y'a pas les entreprises pour les absorber.

J
Jean-Claude B. 24/08/2026 à 08:02

J'ai eu un père de famille dans le taxi la semaine dernière, il me dit que son fils a été pris en CPI à l'ESIROI cette année, il était tellement fier que j'aurais cru qu'il avait eu son diplôme lui-même. Ça fait plaisir de voir que les gens du péi gardent leurs enfants ici pour faire ingénieur, parce que trop souvent on les perd en métropole et ils reviennent pas.