Les 17 et 18 octobre 2026, la Casa 974, à la Ravine des Cabris, accueillera la première édition du Salon de la Locks. Présenté comme une première à La Réunion et dans l'océan Indien, l'événement est porté par Maâtys, l'une des pionnières de la coiffure artistique autour des locks dans l'île.
La coiffure n'est qu'une partie du programme. Le samedi matin, des conférences aborderont la place des locks dans le monde contemporain, le rôle du textile dans l'histoire et les migrations des peuples africains dans le sud de l'océan Indien. Un anthropologue participera aux échanges pour apporter un cadrage scientifique, tandis que l'école de musique traditionnelle de Fida interviendra sur les percussions et leur lien avec l'ancestralité.
Des exposants seront présents : des locticians — coiffeurs spécialisés dans les locks —, ainsi que des artisans et artistes réunionnais. La programmation complète sera dévoilée progressivement. Les organisateurs ont par ailleurs annoncé un parrainage, dont les noms n'ont pas encore été communiqués.
Pour Maâtys, ce salon s'inscrit dans un parcours plus personnel. Les 22 et 23 novembre prochains, elle représentera La Réunion à Lyon dans le cadre d'un concours national de coiffure. Ce serait la première fois que les locks y seraient représentées.
Une deuxième édition est déjà envisagée, avec l'idée d'associer des professionnels mauriciens et malgaches pour donner à l'événement une dimension régionale.


6 commentaires
@Alex, votre remarque est légitime, mais dans la construction d'un événement culturel de cette nature, l'annonce anticipée sert souvent à tester la réceptivité du marché et à attirer les premiers partenaires. Ce que je regarderai de plus près, c'est le modèle économique : un salon gratuit ne s'autofinance pas, et les exposants seuls ne suffisent généralement pas à couvrir les frais de location d'un espace comme la Casa 974 sur deux jours. La mention d'un parrainage non encore communiqué est sans doute le point clé à suivre. Si les sponsors sont publics, la pérennité dépendra de subventions qui peuvent varier d'une édition à l'autre, ce qui fragilise la deuxième édition déjà annoncée. Ce n'est pas une critique, c'est simplement la réalité du financement événementiel à La Réunion.
Moi j'y connais rien en locks, mais je vois que c'est une femme qui se lance, qui organise un truc de cette taille à la Ravine des Cabris, un an à l'avance. Ça demande de la logistique, des devis, des prestataires à trouver, un lieu à gérer. C'est du boulot sérieux, alé. Respect pour ça.
Je suis curieuse de voir si les artisans sélectionnés seront vraiment du terroir ou si ça va finir par accueillir n'importe quelle marque importée. Parce qu'un salon comme ça, avec une vraie dimension culturelle sur les migrations et le textile africain, ça mérite des stands qui racontent quelque chose, des gens qui font à la main, qui travaillent des matières locales. J'espère que Maâtys va tenir cette ligne-là jusqu'au bout. Le concept lé bon, mais c'est la sélection des exposants qui fera la différence.
L'initiative est sympa sur le papier, mais j'aurais aimé voir des informations concrètes : tarifs d'entrée, noms des exposants, programme définitif. Annoncer un événement un an à l'avance sans aucun de ces éléments, ça ressemble surtout à du teasing. Et le parrainage mystère dont les noms ne sont pas encore communiqués, c'est un peu léger pour convaincre de l'ampleur annoncée.
Ça y est, j'attends ça depuis longtemps ! Moi qui coiffe à domicile, je vois le nombre de clientes qui me demandent des locks et je galère à trouver des formations sérieuses sur l'île. Un salon comme ça avec des locticians qui exposent et échangent, c'est exactement ce qu'il nous fallait, alé !
Pas mon domaine de prédilection, mais ça fait plaisir de voir des événements culturels qui donnent de la profondeur à ce qu'on propose aux visiteurs. Les touristes qui descendent chez nous, ils cherchent une identité, un vrai ancrage. Ce salon peut être une belle vitrine du péi, au-delà de la plage et du lagon.