Vendredi, onze policiers ont mené une opération de sécurité dans le centre-ville de Saint-André et à la gare routière. Bilan : des marchandises contrefaites estimées à 15 000 euros ont été saisies.
Au cours des contrôles, un commerçant a été pris en flagrant délit de vente de produits contrefaits. La marchandise a été confisquée et une procédure judiciaire ouverte à son encontre.
Le dispositif visait également les flux de personnes et de véhicules dans ces deux secteurs. Au total, 15 bus et une centaine de personnes ont été contrôlés.


6 commentaires
@Sébastien V., pour préciser ce que vous soulevez : une procédure judiciaire pour contrefaçon en flagrant délit peut déboucher sur des peines allant jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende selon le code de la propriété intellectuelle. Le vrai problème, c'est que sans suivi régulier des dossiers et sans saisies répétées, la sanction reste souvent sans effet dissuasif durable. Une opération coup de poing, aussi bien montée soit-elle, ne remplace pas une politique de contrôle structurée sur la durée.
Quand je vends mon miel au marché, j'ai l'inspection, les étiquettes conformes, la traçabilité, tout. Et à côté on tolère pendant des mois des marchandises fausses vendues au grand jour. Je comprends pas toujours où sont les priorités.
J'ai eu un client la semaine dernière qui me disait qu'il achetait ses chaussures là-bas depuis des années, il savait même pas que c'était de la contrefaçon, ou il faisait semblant de pas savoir, allez savoir. Les gens ils voient le prix et c'est tout ce qui compte pour eux.
15 000 euros de contrefaçons, c'est pas rien. Et pendant ce temps les créateurs locaux qui bossent dur pour vendre leurs produits subissent cette concurrence déloyale en silence. Lé pa fasil de se battre contre ça quand ça rentre par valises entières.
Ce type d'opération coordonnée mobilise des ressources conséquentes, onze policiers sur une même action, c'est notable. On peut se demander si des dispositifs plus réguliers, moins ponctuels, ne produiraient pas des effets plus durables sur ces points de vente informels. La procédure judiciaire ouverte est une bonne chose, mais le suivi dans le temps est souvent ce qui fait défaut.
La gare routière de Saint-André a toujours été un endroit à part. Ces opérations reviennent régulièrement, on en entend parler, et puis le temps passe.