Près de trois semaines après l'incendie qui a ravagé son bloc opératoire dans la nuit du 17 au 18 juillet, la clinique des Orchidées, au Port, a engagé ses opérations de décontamination. La direction table sur une reprise partielle début septembre, sous réserve de l'avancement des travaux et des autorisations réglementaires.
Une société spécialisée a pris en charge la décontamination des locaux et du matériel touchés par le sinistre. L'origine de l'incendie n'est pas encore établie : les expertises se poursuivent. Des contrôles techniques approfondis devront être réalisés avant toute réouverture.
La première phase concernerait la maternité — accouchements et fécondation in vitro — ainsi qu'une partie du plateau opératoire. Le retour à la normale de l'ensemble des installations passera par plusieurs étapes successives de qualification et de renouvellement du matériel endommagé.
La prise en charge des patients se poursuit en lien avec l'Agence régionale de santé et les établissements partenaires. Les interventions chirurgicales urgentes ou oncologiques sont orientées vers les cliniques Sainte-Clotilde et Saint-Vincent, où une partie du personnel des Orchidées a été redéployée. Sur le site du Port, les consultations, la chimiothérapie, l'imagerie et les soins non programmés restent accessibles. Les patientes en urgence obstétricale sont invitées à appeler le 15.


6 commentaires
@TataYoyo, vous avez bien raison. Nous dans les hauts, on pense souvent à ça, quand il faut descendre pour accoucher ou pour une opération, c'est déjà toute une affaire même dans les meilleures circonstances. La clinique des Orchidées c'était un repère pour beaucoup de familles du côté du Port et des environs. On espère que la maternité rouvre vite, parce que les mamans qui attendent un bébé, elles ont pas besoin d'incertitude en plus.
Pour la décontamination et le renouvellement du matériel médical, j'espère qu'ils ont anticipé les délais d'approvisionnement. On est une île, et certains équipements ça ne se commande pas du jour au lendemain, entre les fournisseurs européens, les délais de fret et les contrôles à l'arrivée. Début septembre c'est ambitieux si les pièces sont pas déjà dans les tuyaux.
Quand une tempête abîme un bateau, on répare ce qu'on peut, on attend la mer, on repart doucement. Ces gens-là font pareil avec leur clinique. J'espère qu'ils prennent le temps qu'il faut, parce que se précipiter dans ces choses-là ça peut coûter cher après.
Bon, l'essentiel c'est que les soins continuent et que l'équipe tient bon. Septembre c'est pas loin, allez !
Ce qui me frappe dans cet article, c'est la mention du redéploiement du personnel vers d'autres établissements. C'est une réalité méconnue du grand public : lors d'un sinistre hospitalier, la continuité des soins repose en grande partie sur la capacité d'absorption des structures voisines, qui doivent elles-mêmes adapter leurs plannings et leurs ressources humaines. Il serait intéressant qu'un prochain article éclaire ce volet, notamment le rôle de coordination de l'ARS dans ce type de crise. La population mérite une information complète, au-delà des seuls délais de réouverture.
Moi j'ai des amies qui ont accouché là-bas, c'est une clinique qui compte beaucoup pour les familles du Port et alentour. On espère que la reprise de la maternité se fera vite, parce que les futures mamans elles ont besoin de leurs repères, c'est pas le moment de les ballotter d'un établissement à l'autre. Bon courage à tout le personnel, ce qu'ils traversent lé pa fasil.