La 26e édition de la Braderie de l'Océan a ouvert ses portes ce jeudi à Saint-Denis. Installé rue du Maréchal-Leclerc, l'événement se tient jusqu'au samedi 15 août, avec promotions et animations en cœur de ville.
La maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a donné le coup d'envoi en présence des représentants de l'Union des commerçants dionysiens (UCD). Dans son discours, elle a qualifié la braderie de « combat de résistance » face aux grandes surfaces qui « aspirent l'histoire commerçante de la ville ». Elle a aussi évoqué le futur DionyPark et les travaux de réaménagement de la rue Maréchal-Leclerc, présentés comme des projets de redynamisation du centre-ville attendus dans les prochaines années.
L'objectif affiché est de permettre aux Dionysiens de « préparer la rentrée scolaire et faire de bonnes affaires », à quelques semaines de la rentrée. Après la coupe du ruban, l'association Huang Shan a proposé un spectacle gratuit de danse du lion du Nord, suivi d'une démonstration de kung-fu.


7 commentaires
@Polo, t'as mis le doigt sur quelque chose. La braderie c'est bien, mais ce qui manque c'est une vraie stratégie de communication toute l'année pour les commerçants dionysiens, pas juste deux fois par an. Le danse du lion c'est tchombo pour attirer du monde le jour J, mais après, qui parle de ces boutiques en dehors de l'événement ?
Le discours sur la résistance face aux grandes surfaces, ça sonne bien, mais moi ce que j'observe c'est que les travaux rue Leclerc ils parlent depuis combien de temps déjà. Quand on est artisan et qu'un chantier traîne, le client il attend pas, il va ailleurs. Les commerçants c'est pareil. On peut pas tenir un centre-ville à coups de braderies ponctuelles si derrière le chantier de fond avance pas.
@Sandrine, la question de la TVA est pertinente, mais ce que je trouve intéressant dans cette braderie c'est justement la dimension culturelle qu'on oublie souvent de mentionner. Le spectacle de danse du lion du Nord proposé par l'association Huang Shan, c'est une fenêtre ouverte sur la richesse communautaire de notre île, et c'est gratuit. Dans mon expérience associative à Bras-Panon, on sait combien il est difficile de trouver des espaces publics pour ce type de transmission culturelle. Une braderie qui fait coexister commerce et patrimoine vivant, c'est plus qu'une opération de promotion, c'est un lien social.
Le DionyPark et les travaux rue Leclerc, ça fait quelques années qu'on entend parler de tout ça. La mer, elle, elle attend pas pour changer. Les projets de ville, c'est une autre histoire.
La rentrée scolaire qui approche et des promotions en plein cœur de Saint-Denis, c'est une bonne nouvelle pour les familles !
Moi je valide le discours d'Ericka Bareigts sur les grandes surfaces qui aspirent le commerce de ville. On vit ça tous les jours dans l'Est, et c'est pas une figure de style. Mais une braderie deux fois par an ça fait pas le poids face à des hypermarchés ouverts 6 jours sur 7 avec des prix négociés à l'échelle nationale. I fo des mesures concrètes tout le reste de l'année, pas juste un coup de ruban et une danse du lion.
26 éditions, ça veut dire que cet événement existe depuis 1999. C'est pas rien comme longévité pour un commerce de centre-ville. Ce qui m'interpelle quand même, c'est que les promotions braderie restent soumises à TVA normale, donc les commerçants doivent bien anticiper leurs marges sur la période. Beaucoup l'oublient et se retrouvent surpris en fin de mois.