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Fusion Leader Price-Run Market autorisée à La Réunion sous conditions

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Fusion Leader Price-Run Market autorisée à La Réunion sous conditions

Grande distribution : le rapprochement entre Leader Price et Run Market validé sous conditions par l'Autorité de la concurrence - Crédit Zinfos974 - Société


L'Autorité de la concurrence a autorisé, vendredi 31 juillet, le rapprochement entre les activités de distribution alimentaire du groupe Caillé et du groupe mauricien IBL, qui exploitent respectivement les enseignes Leader Price et Run Market à La Réunion. L'opération est assortie d'engagements destinés à préserver la concurrence sur le marché local.

Concrètement, le projet prévoit la prise de contrôle conjointe de Caillé Grande Distribution, qui gère une cinquantaine de magasins Leader Price, et de Make Distribution, gestionnaire des quatre hypermarchés Run Market de l'île. Le futur ensemble comptera ainsi plus d'une cinquantaine de points de vente, sans dépasser le tandem Carrefour-Leclerc en parts de marché.

Sur la distribution alimentaire, l'Autorité a estimé que les parts de marché cumulées du nouvel ensemble restaient limitées et que la présence de concurrents solides sur le territoire suffisait à écarter tout risque pour la concurrence dans les différents bassins de consommation concernés.

Un point a toutefois retenu l'attention de l'institution : l'approvisionnement en boissons du groupe Coca-Cola. À compter du 1er octobre 2026, Edena, filiale d'IBL, disposera de l'exclusivité de l'embouteillage de plusieurs références de la marque à La Réunion. L'Autorité craignait que cette position ne permette au nouvel ensemble de défavoriser les enseignes concurrentes.

Pour lever ce risque, IBL s'est engagé à fournir les produits Coca-Cola à l'ensemble des distributeurs dans des conditions « équitables, transparentes et non discriminatoires », et à ne pas conditionner leur vente à l'achat d'autres produits commercialisés par ses filiales ou partenaires. Ces garanties ont été jugées suffisantes par l'Autorité.

La procédure avait débuté en janvier, avant d'être relancée en mai à la demande de l'Autorité, les deux groupes ayant dû déposer une nouvelle notification pour reformuler certains éléments du dossier, sans modification de fond du projet. L'affaire intervient dans un contexte où les questions de concurrence et de vie chère restent particulièrement sensibles à La Réunion.

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5 commentaires

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L
Lastron-Leïla 31/07/2026 à 15:21

L'angle Coca-Cola est franchement le plus intéressant de l'article. Une exclusivité d'embouteillage sur tout un territoire, c'est un levier de négociation énorme face aux petits distributeurs. Les engagements de non-discrimination, alé, on verra comment c'est contrôlé en pratique.

D
David 31/07/2026 à 15:17

Bonne nouvelle ou pas, franchement je sais pas trop. Déjà que les prix sont élevés ici, si en plus il y a moins de vraie concurrence sur certains produits, on va encore payer plus cher. Mes fournisseurs, eux, ils regardent ça de très près.

K
Kelly 31/07/2026 à 15:11

Ce qui m'interpelle dans ce genre de rapprochement, c'est toujours la même chose : qu'est-ce qui se passe pour les salariés des deux enseignes quand les directions fusionnent ? L'article ne dit rien là-dessus. On parle de conditions équitables pour les concurrents sur les boissons, c'est bien, mais les conditions de travail des caissières et des manutentionnaires, elles entrent pas dans les critères de l'Autorité de la concurrence.

J
Jean-Claude B. 31/07/2026 à 15:07

J'ai eu une dame dans ma voiture la semaine dernière, elle travaillait dans un Leader Price du côté de Lo Tampon, elle savait même pas que ça allait fusionner. Les domoun apprennent ça dans le journal alors que ça fait des mois que ça se traite. Bon, elle était pas trop inquiète pour son poste, mais quand même, on aurait pu prévenir le personnel avant les médias, non ?

R
Rafiki 31/07/2026 à 15:02

Ce qui me frappe dans ce dossier, c'est que les grandes décisions économiques du péi se règlent souvent loin des habitants. On parle de cinquante magasins, de boissons, de parts de marché, mais au fond c'est la question de qui contrôle ce qu'on mange chaque jour à La Réunion. Reste à voir si les engagements pris sur le Coca-Cola seront vraiment respectés dans la durée.