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Aéroport de Pierrefonds : le tribunal renvoie l'affaire à fin septembre

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Aéroport de Pierrefonds : le tribunal renvoie l'affaire à fin septembre

Aéroport de Pierrefonds : le tribunal accorde un sursis, le dossier renvoyé à fin septembre - Crédit Zinfos974 - Société


Le tribunal de commerce de Saint-Pierre a repoussé à fin septembre l'examen du plan de continuation de l'aéroport de Pierrefonds. L'audience de ce mardi n'a débouché sur aucune décision au fond : le juge a accordé un délai supplémentaire au Syndicat mixte de Pierrefonds pour consolider son dossier de redressement.

Élu président du syndicat mixte il y a quelques jours à peine, Serge Hoareau a indiqué à l'issue de l'audience que certains points restaient à clarifier, notamment les négociations en cours avec des opérateurs privés. « Il y a encore des points de précision qu'on doit apporter, notamment sur nos échanges avec les opérateurs privés. Le tribunal a pris la décision de renvoyer l'affaire fin septembre afin que nous puissions apporter des éléments solides, notamment sur la reprise des activités commerciales », a-t-il déclaré.

Devant le tribunal, plusieurs arguments ont mis en avant le rôle de la plateforme au-delà du transport de passagers. Pierrefonds accueille les activités d'évacuation sanitaire de la compagnie Amélia, dont le contrat avec le Centre hospitalier universitaire de La Réunion vient d'être renouvelé. La base militaire, la sécurité civile et le pélicandrome utilisé par les avions bombardiers d'eau font également partie des missions assurées depuis le site. Serge Hoareau a aussi rappelé le rôle logistique joué par l'aéroport lors de la crise provoquée par le cyclone Chido à Mayotte.

Sur le plan économique, le président du syndicat a défendu un modèle orienté vers les liaisons régionales dans l'océan Indien, sans concurrencer l'aéroport Roland-Garros. « L'objectif est de reconstruire un modèle économique avec des activités commerciales sur la zone océan Indien. Il ne s'agit pas de concurrencer Gillot, mais d'être complémentaire, en reprenant des liaisons régionales. Aujourd'hui, je dois encore finaliser les discussions avec des opérateurs privés. C'est ce qu'attend le tribunal », a-t-il ajouté. Selon lui, Pierrefonds enregistre plus de 30 000 mouvements par an, contre environ 28 000 à Gillot, grâce aux activités touristiques, à l'aviation légère et aux missions de service public.

Serge Hoareau était accompagné à l'audience des présidents de la CASUD, Alexis Chaussalet, et de la CIVIS, David Lorion. Leur présence visait à afficher l'unité des collectivités du Sud autour du dossier. Le nouveau président souhaite par ailleurs associer le Département et la Région Réunion à la relance de la plateforme, la Région étant compétente en matière de développement économique.

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8 commentaires

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M
Mamie Câline 07/07/2026 à 17:00

@KékéSurf, vous avez raison mon grand, pour nous dans les hauts c'est un peu pareil, on espère que ça va s'arranger. Quand il faut descendre à Gillot pour prendre un vol vers Mayotte ou Madagascar, ça représente une journée entière de perdue rien qu'en route. Un aéroport dans le Sud qui repart sur de bonnes bases, wi, ce serait une bonne nouvelle pour tout le monde, pas seulement pour les gens de la côte.

S
Sébastien V. 07/07/2026 à 16:30

Le renvoi à fin septembre laisse le temps de consolider le dossier, c'est la procédure normale pour ce type d'affaire. Ce qui m'interpelle davantage, c'est la gouvernance future : un syndicat mixte dont on attend encore que la Région et le Département rejoignent le tour de table, c'est un montage qui peut vite devenir complexe à piloter si chaque collectivité défend ses propres priorités. La question des opérateurs privés reste pour l'instant très floue dans les éléments communiqués, et c'est précisément là que le tribunal voudra des garanties tangibles.

P
PépéBassin 07/07/2026 à 16:00

@Alex, tu as raison de poser la question sur les mouvements. Moi j'ai passé ma vie à compter des marées, pas des chiffres de bilan, mais j'ai appris qu'un gros nombre ça dit pas tout sur ce qu'il y a vraiment dedans. Un panier de poissons ça dépend de kosa t'as pêché, pas juste combien de fois t'as jeté le filet. Ce qui me touche dans ce dossier c'est plutôt les évacuations sanitaires, les bombardiers d'eau sur nos forêts. Ça, c'est pas du vent.

K
KékéSurf 07/07/2026 à 15:33

Pierrefonds c'est aussi notre accès direct au Sud pour les îles autour. Si les liaisons régionales reprennent vraiment, ça change la donne pour les saisons, pas besoin de monter à Gillot pour attraper un vol vers Maurice ou les Comores. Vivement que ça se concrétise.

S
Sandrine 07/07/2026 à 14:24

@Alex, la comparaison des mouvements mérite effectivement d'être nuancée. Sur le plan financier, un mouvement d'aviation légère ou un bombardier d'eau ne génère pas les mêmes recettes qu'un vol commercial. Ce qui compte pour le tribunal, c'est la capacité du syndicat à dégager des produits d'exploitation suffisants pour couvrir ses charges fixes, et là-dessus l'article reste assez vague. Les discussions avec les opérateurs privés sont présentées comme la clé du dossier, mais sans montants ni garanties, le plan de continuation reste difficile à évaluer.

A
Anaëlle 07/07/2026 à 13:14

Je comprends pas très bien comment fonctionne un syndicat mixte dans ce genre de situation. Est-ce que ça veut dire que ce sont les collectivités qui portent les dettes si le plan de continuation ne passe pas ? Et les opérateurs privés dont parle Serge Hoareau, on sait si c'est des compagnies régionales type Air Austral ou des acteurs extérieurs ? J'aimerais bien un article qui explique la structure juridique derrière tout ça, lé pa fasil à suivre pour quelqu'un qui découvre le dossier.

A
Alex 07/07/2026 à 13:07

La comparaison avec Gillot sur les mouvements mérite qu'on creuse un peu. 30 000 mouvements à Pierrefonds contre 28 000 à Gillot, c'est présenté comme un argument fort, mais on parle de quoi exactement ? Aviation légère et bombardiers d'eau d'un côté, vols commerciaux de l'autre, ça n'a pas du tout le même poids économique. Le tribunal a bien fait de demander des éléments plus solides.

Z
Zilo 07/07/2026 à 13:02

30 000 mouvements par an c'est pas rien, mais bon, si y'a pas un vrai modèle économique derrière ça reste du vent. La partie liaisons régionales océan Indien ça a du potentiel, le truc c'est que fin septembre ça laisse pas beaucoup de marge pour boucler un dossier solide.