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Frappes États-Unis–Iran : le Brent repasse au-dessus de 78 dollars

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Frappes États-Unis–Iran : le Brent repasse au-dessus de 78 dollars

Guerre Iran–États-Unis : le cessez-le-feu vole en éclats, les frappes reprennent et le pétrole repart à la hausse - Crédit Zinfos974 - International


Dans la nuit du 7 au 8 juillet, les États-Unis ont mené leur opération militaire la plus importante contre l'Iran depuis le cessez-le-feu du 17 juin. Moins de trois semaines après cet accord, les deux pays ont échangé des frappes d'une ampleur inédite depuis le début de la crise.

Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les forces américaines ont visé plus de 80 objectifs en Iran : systèmes de défense antiaérienne, centres de commandement, radars côtiers, batteries de missiles antinavires et embarcations rapides des Gardiens de la Révolution dans la zone du détroit d'Ormuz. Washington présente l'offensive comme une réponse directe aux attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit la veille. En marge du sommet de l'Otan à Ankara, le secrétaire général de l'Alliance, Mark Rutte, a jugé la riposte américaine « absolument nécessaire ».

Quelques heures plus tard, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir frappé 85 installations sur des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, à l'aide de missiles et de drones. La base aérienne de Cheikh Isa, à Bahreïn, figure parmi les cibles revendiquées. Le Koweït a indiqué avoir activé ses défenses antiaériennes pour intercepter plusieurs projectiles, et condamné des attaques qu'il juge contraires aux efforts de désescalade régionale.

Présent au sommet de l'Otan en Turquie, Donald Trump a acté la fin de l'accord du 17 juin. « En ce qui me concerne, c'est terminé. C'est simplement une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs », a déclaré le président américain devant la presse.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole transporté dans le monde, se retrouve au cœur des tensions. L'agence britannique de sécurité maritime UKMTO a recensé trois navires commerciaux touchés dans ce couloir au cours des vingt-quatre heures précédant les frappes américaines. Le Qatar et l'Arabie saoudite attribuent deux de ces attaques à l'Iran. Le protocole du 17 juin prévoyait pourtant une réouverture progressive et sécurisée de cette route.

Les marchés ont réagi sans délai. Les États-Unis ont rétabli leurs sanctions visant le pétrole iranien, et le Brent a progressé d'environ 3,3 %, repassant au-dessus de 78 dollars le baril.

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Mots clés : Pétrole Iran Detroit Ormuz

4 commentaires

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K
KékéSurf 08/07/2026 à 13:16

80 objectifs frappés en une nuit, c'est dingue. Et pendant ce temps on parle de 3,3 % sur le Brent comme si c'était juste un chiffre. Le fuel pour les bateaux ici ça monte, ça descend, et c'est nous les petites structures qui absorbons à chaque fois.

M
Marie-Hélène 08/07/2026 à 13:14

L'article rappelle utilement la fragilité des accords de cessez-le-feu dans cette région. Ce qui me préoccupe davantage, c'est la déclaration de Trump qualifiant les négociations de perte de temps. Cela me ramène aux analyses de Kissinger sur la diplomatie coercitive, où la menace militaire devient un substitut au dialogue plutôt qu'un levier. Les conséquences économiques que pointe Patrick974 sont réelles, mais la question de fond reste celle-là : quel cadre multilatéral peut encore tenir dans ce contexte ?

P
PépéBassin 08/07/2026 à 13:06

Le détroit d'Ormuz, le détroit d'Hormuz... quand la mer sert de champ de bataille, c'est tout l'équilibre qui se casse. Moi j'ai passé des dizaines d'années à surveiller les courants, le vent, les saisons. La mer elle pardonne pas les erreurs de calcul. Les hommes, eux, i fo croire qu'ils peuvent tout contrôler.

P
Patrick974 08/07/2026 à 13:04

Ce qui est frappant ici, c'est la vitesse de réaction des marchés : moins de 24h après les frappes, le Brent reprend 3,3 %. Le détroit d'Ormuz représente un cinquième du pétrole mondial transporté par voie maritime, donc la moindre perturbation là-bas se retrouve immédiatement dans les prix à la pompe, puis en cascade dans les coûts de transport, de production, d'import-export. Pour La Réunion, île importatrice à 100 % de ses hydrocarbures, ce genre d'escalade n'est jamais une abstraction géopolitique. On devrait se demander collectivement ce que ça implique pour nos entreprises locales si le Brent remonte durablement au-dessus de 85 dollars.