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Contrats PEC réduits : Saint-Benoît craint 1,4 million d'euros de charges

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Contrats PEC réduits : Saint-Benoît craint 1,4 million d'euros de charges

Rentrée scolaire : Saint-Benoît face au trou laissé par les contrats PEC - Crédit Zinfos974 - Politique


Le maire de Saint-Benoît, Patrice Selly, a tiré la sonnette d'alarme sur la réduction des Parcours Emploi Compétences (PEC) à quelques semaines de la rentrée. Ces contrats aidés constituent un appui concret pour les équipes municipales dans les écoles, la garderie, l'entretien et l'animation.

Pour compenser intégralement leur suppression, la commune évalue la facture à 1,454 million d'euros sur une année pleine — un montant qu'elle juge incompatible avec un budget déjà serré.

Selon Patrice Selly, Saint-Benoît a interpellé l'État depuis plusieurs mois sur la nécessité de préserver ces emplois dans les communes populaires. Les réponses obtenues n'ont, à ce stade, pas satisfait la municipalité.

L'enjeu va au-delà de la simple gestion administrative. La commune met en avant des besoins sociaux importants : familles fragilisées, enfants en difficulté, coût du matériel scolaire pesant sur les ménages. La réduction des PEC a donc des effets directs sur l'organisation quotidienne des services autour des élèves.

La rentrée de septembre devrait se tenir dans des conditions normales dans un premier temps, mais la municipalité redoute une dégradation progressive. Elle pointe un cap difficile en octobre, au moment où les contrats arriveront à échéance de façon échelonnée, avec un risque réel sur la continuité du service public éducatif.

Saint-Benoît réclame le maintien, voire la revalorisation, des PEC affectés aux missions éducatives et périscolaires, et demande l'ouverture rapide d'une concertation avec l'État.

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7 commentaires

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M
Maéva 08/07/2026 à 10:33

Ce qui me frappe c'est qu'on parle d'1,4 million d'euros pour des postes qui font tourner des services entiers, alors que côté État le même montant part en campagnes de com qui n'ont aucun impact mesurable. Ces personnels en PEC, ils ont un vrai ROI social, même si personne ne présente les choses comme ça. Si une commune comme Saint-Benoît devait "acquérir" ces ressources humaines sur le marché classique, le coût serait bien supérieur. J'espère vraiment que la concertation réclamée aboutit, parce que la rentrée d'octobre lé pa fasil à gérer avec des trous dans les équipes.

T
TataYoyo 08/07/2026 à 09:37

@Tom Bib, tu as bien dit. Ces gens-là, on les voit pas dans les réunions ni dans les journaux, mais sans eux les petits seraient perdus dès le matin. Moi j'ai connu des années où on se débrouillait avec rien, et croyez-moi, ça laisse des traces sur les enfants. Un marmaille qui grandit sans être accompagné, ça se voit encore vingt ans après. L'État devrait aller passer une matinée dans une école de Saint-Benoît avant de signer des notes de service.

M
Mémé Marthe 08/07/2026 à 08:28

Avant, on n'avait pas de contrats, on n'avait pas de budgets, et pourtant les écoles tournaient parce que tout le monde mettait la main. Aujourd'hui on a des papiers pour tout et les enfants sont quand même perdus.

M
Marie-Hélène 08/07/2026 à 08:15

Ce que décrit cet article renvoie à une réalité bien documentée : dans les communes où le taux de pauvreté est élevé, les personnels en contrats aidés assurent souvent une fonction de lien social que les fiches de poste officielles ne mentionnent pas. À Saint-Benoît, où une part importante des familles est en situation de précarité, la question n'est pas seulement budgétaire, elle est éducative au sens large. Ce que j'ai observé dans ma carrière, c'est que ces agents connaissent les enfants, connaissent les familles, et cette continuité de présence a une valeur réelle. La rentrée de septembre tient peut-être, mais octobre, comme le dit la municipalité, c'est là que la fracture risque de devenir visible.

S
Sébastien V. 08/07/2026 à 07:10

Le calendrier décrit dans l'article, avec un pic de fins de contrats en octobre, est effectivement le vrai point de tension pour les services. Sur le fond, la demande de concertation est légitime, même si on peut se demander ce qu'une concertation apportera de concret à quelques semaines de l'échéance.

T
Tonton Bébert 08/07/2026 à 07:06

Les communes populaires, l'État les appelle à la rescousse quand ça l'arrange, et quand vient l'heure de payer, c'est silence radio. Ces travailleurs en PEC, ils font un vrai boulot, un boulot que personne d'autre ne fera si on les supprime, et tout le monde le sait. C'est pas nouveau comme stratégie : on précarise, on retire les moyens, et après on s'étonne que les services publics s'effondrent dans les quartiers qui ont déjà rien. Selly a raison de gueuler, mais i fo que ça se passe pas juste dans les colonnes d'un journal.

T
Tom Bib 08/07/2026 à 07:01

Il y a quelque chose de profondément révélateur dans cette situation. Les PEC, ce sont souvent ces invisibles qui font que l'école tient debout au quotidien, l'agent qui range les cartables, qui surveille la cour, qui connaît le prénom de chaque marmaille. Quand Simone Weil écrivait sur l'enracinement, elle parlait exactement de ça : ces liens concrets, locaux, humains, que les logiques budgétaires abstraites ne savent pas mesurer. Saint-Benoît dit la même chose avec ses 1,4 million d'euros, et je crois qu'il faudrait que plus de monde l'entende.