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SFR Réunion : 50G-PON, Huawei et rachat par Zeop

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SFR Réunion : 50G-PON, Huawei et rachat par Zeop

50G-PON, Huawei, rachat par Zeop : SFR Réunion dévoile sa stratégie pour l’avenir - Crédit Zinfos974 - Société


SFR Réunion parie sur le 50G-PON pour anticiper la montée en charge des usages numériques d'ici 2030, tout en assumant son partenariat avec Huawei et en laissant le dossier d'un éventuel rachat par l'opérateur réunionnais Zeop dans le flou. Ces points ont été abordés lors de la présentation des nouvelles offres fibre et gaming de l'opérateur.

Côté commercial, la directrice marketing et commerciale Anne Voiry observe une évolution des attentes. « On a de nombreuses personnes qui nous disent qu'ils ne veulent pas la télé ou pas un aussi gros bouquet ou qu'ils n'utilisent plus de téléphone fixe », explique-t-elle. SFR Réunion veut y répondre par des offres modulables, associant services maison et bouquets télévisés à la carte.

Le chantier technologique est d'une autre ampleur. Yves Gauvin, directeur général adjoint, a présenté le 50G-PON — pour Passive Optical Network — comme la prochaine génération d'infrastructure fibre. Au programme : réduction de la consommation énergétique par gigabit transmis, renforcement du chiffrement des données et capacité à absorber une demande croissante liée à l'intelligence artificielle ou à des usages comme la télémédecine. Le déploiement cible d'abord les entreprises, avec une échéance fixée autour de 2030. Gauvin juge toutefois que le calendrier pourrait être raccourci à La Réunion, du fait de la taille du territoire et de la qualité du réseau existant.

Sur le choix des équipements Huawei, le dirigeant ne se dérobe pas. « C'est pour l'instant l'un des meilleurs réseaux du monde », affirme-t-il, ajoutant que l'alternative américaine lui « semble peu stratégique au vu de l'actualité ». Il dit attendre un équipementier français ou européen compétitif, « mais ce n'est pas le cas » aujourd'hui.

Le rachat par Zeop, lui, reste en suspens. « Nous ne sommes toujours pas en négociation exclusive et on n'a même pas encore parlé du délai de ce dossier auprès de l'autorité de la concurrence », précise Yves Gauvin. Sur une éventuelle hausse des prix liée à une concentration du marché, il esquive : « Je n'ai pas de boule de cristal concernant une évolution du tarif dans les prochaines années. » Il rappelle en revanche le coût des infrastructures — près de 160 000 euros pour poser une antenne 5G —, argument implicite à toute discussion sur les marges futures du secteur.

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9 commentaires

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M
Maéva 18/05/2026 à 10:24

Pour mon activité e-commerce, la fibre modulable et une meilleure bande passante c'est concret : les lives Instagram ça rame encore trop souvent depuis Saint-André, et les vidéos produits en 4K que je veux poster ça prend un temps fou à uploader. Si le 50G-PON arrive d'abord pour les entreprises, j'espère que les petites structures comme la mienne seront dans la boucle et pas seulement les grands groupes.

J
Jean-Marc 18/05/2026 à 09:52

@Nadine Saint-Louis, tu soulèves un vrai point sur les prix. Moi je pose des antennes relais pour sous-traitants telecom depuis des années, et quand j'entends 160 000 euros pour une antenne 5G, je comprends l'argument, mais faut pas non plus en faire un blanc-seing pour augmenter les factures. Les coûts d'infra, ça fait partie du business, c'est pas le client qui doit absorber chaque investissement.

T
Tom Bib 18/05/2026 à 09:18

Le choix assumé de Huawei face aux alternatives américaines fait écho à ce que Benjamin Barber appelait le conflit entre logique marchande globale et souveraineté locale. Ce que dit Gauvin est honnête : il n'y a pas d'équipementier européen compétitif aujourd'hui, et attendre qu'il en émerge un reviendrait à pénaliser les usagers maintenant. C'est le dilemme classique entre le pragmatisme du présent et l'idéal stratégique du long terme.

R
Rafiki 18/05/2026 à 09:01

Ce qui me frappe dans cet article, c'est la mention de la taille du territoire comme avantage. Quand je guide des randonneurs dans Mafate, je leur dis souvent que le cirque est enclavé mais pas isolé, parce qu'on y capte déjà la 4G sur certains sentiers. Un péi qui peut déployer du 50G-PON avant certaines grandes villes françaises à cause de sa géographie, il y a quelque chose d'un peu tchombo là-dedans.

F
Fifi430 18/05/2026 à 08:49

Sur le dossier rachat, attention à ne pas confondre les étapes. Le fait de ne pas être en négociation exclusive ne signifie pas que rien ne se passe. Il peut très bien y avoir des pourparlers préliminaires, des audits de valorisation, sans que cela constitue une exclusivité au sens juridique. La formulation de M. Gauvin est techniquement exacte mais elle ne dit pas grand-chose sur l'état réel du dossier.

N
Nadine Saint-Louis 18/05/2026 à 08:20

Ce qui m'intéresse là-dedans c'est la partie télémédecine. Parce que moi j'ai des clientes qui font des kilomètres pour un rendez-vous médical, et si une bonne connexion fibre peut changer ça dans les années qui viennent, ça compte. Reste à voir si les prix suivront ou si ça sera réservé à ceux qui peuvent se le payer.

N
Nadine Saint-Louis 18/05/2026 à 07:50

Moin lé contente qu'on parle enfin d'offres modulables, parce que payer un forfait avec la télé et le fixe quand tu t'en sers pas, ça énerve.

H
Hugo Saline les bains 18/05/2026 à 07:48

La comparaison avec la métropole est intéressante sur le calendrier. Quand j'étais à Nantes, le déploiement fibre dans les zones périurbaines prenait des années rien qu'à cause du foncier et des longueurs de câble. Ici la taille du territoire joue vraiment en faveur d'une adoption rapide, Gauvin a raison là-dessus. Ce qui m'interroge c'est la dépendance à Huawei alors que d'autres pays de la région, Australie en tête, ont fait des choix totalement inverses. Ça méritait peut-être d'y passer un peu plus de temps dans la présentation.

Y
Yannick P 18/05/2026 à 07:39

Le câble sous-marin qui relie La Réunion à Maurice ou à Madagascar, il tourne déjà à pleine charge sur certains créneaux. Tout ce qu'ils annoncent sur le 50G-PON, c'est bien beau pour les usages terrestres, mais si le backbone international suit pas derrière, on va juste déplacer le goulot d'étranglement. Les opérateurs de fret dans la zone océan Indien, on galère déjà avec la latence sur les plateformes de dédouanement. C'est ça le vrai sujet.