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Vanille de Bras-Panon : de 20 à 178 producteurs en 20 ans

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Vanille de Bras-Panon : de 20 à 178 producteurs en 20 ans

Coopérative de Bras-Panon : 20 ans après, le pari réussi des planteurs de vanille


Ils n'étaient plus qu'une vingtaine de planteurs au milieu des années 2000, quand la filière vanille de Bras-Panon semblait condamnée. Vingt ans plus tard, la coopérative rassemble 178 producteurs et affiche près de 3 millions d'euros de chiffre d'affaires. Les planteurs ont pris leur destin en main.

« Quand le prix est bas, les parcelles sont laissées à l'abandon », explique Jimmy Péribé, directeur de la coopérative depuis 2011. Au début des années 2000, la vanille verte se vendait autour de 18 euros le kilo. Les producteurs devaient respecter des quotas de livraison. La fermeture paraissait inévitable.

La coopérative, créée en 1951 sous l'impulsion de Paul Moreau, avait déjà été liquidée en 1995. Le site avait été repris par une union de coopératives pour maintenir la transformation.

Face à cette nouvelle crise, une poignée de planteurs décide de reprendre les commandes. Willy Boyer s'installe comme producteur en 2005 à Saint-Philippe, « au pire moment pour la vanille ». Jimmy Péribé travaille alors comme technicien agricole. Ensemble, ils vont porter la relance. « On a commencé sans argent. On a acheté la vanille aux producteurs en leur disant qu'on les paierait l'année suivante », se souvient le directeur.

Le pari était risqué. « À un moment, comme salarié, je n'ai pas été payé pendant plusieurs mois », confie Jimmy Péribé. Mais la stratégie change : maîtriser toute la filière, de la production à la commercialisation. En 2017, la coopérative rachète la majorité des parts du site de Bras-Panon.

Aujourd'hui, la coopérative paie la vanille verte entre 100 et 110 euros le kilo aux producteurs, contre 18 euros il y a vingt ans. La production oscille entre 8 et 10 tonnes selon les années. Seul défi : « Si on avait 15 à 20 tonnes, on pourrait quasiment doubler l'activité. La demande est là », chiffre Jimmy Péribé. La filière mise désormais sur l'innovation, avec l'installation de serres photovoltaïques et la création d'un centre technique pour sécuriser l'avenir.

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