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Urcoopa-Terracoop : rupture des négociations après 6 jours

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Urcoopa-Terracoop : rupture des négociations après 6 jours

Urcoopa – Terracoop : la trêve vole en éclats, les négociations déjà rompues


Six jours seulement après l'annonce d'un apaisement, la guerre a repris entre l'Urcoopa et Terracoop. Dans un communiqué du 26 mars, Terracoop accuse Henri Lebon d'avoir « choisi unilatéralement de rompre toute perspective de négociation ».

Un accord de principe semblait pourtant acquis le 20 mars : « Suspendre notre plan et travailler sur un plan ensemble », rappelle la coopérative. Mais les positions se sont vite durcies. Dans un échange d'avocats daté du 24 mars, les conseils de Terracoop dénoncent les nouvelles exigences : « Une négociation de bonne foi ne consiste pas à demander à l'une des parties une reddition sans condition. »

L'Urcoopa riposte aussitôt. Ses avocats contestent toute négociation en cours et refusent de suspendre les procédures judiciaires. « Aucune négociation sérieuse et sécurisée ne peut être engagée à ce stade », estiment-ils, jugeant que les conditions posées par Terracoop ne sont pas respectées.

Chaque camp interprète différemment les engagements du 20 mars. Terracoop évoque un « cessez-le-feu » permettant de négocier dans un délai de quinze jours. L'Urcoopa conditionne toute discussion à un retrait préalable et définitif des actions engagées.

Le conflit franchit un nouveau cap avec la question de la gouvernance. Terracoop et Sicalait affirment qu'un conseil d'administration tenu le 20 mars a acté la révocation d'Henri Lebon. L'intéressé conteste : « Il n'y a pas eu de conseil d'administration. Il y a eu une réunion de principe le matin, une réunion avec les salariés et une réunion de concertation. » Henri Lebon va plus loin et dénonce « un coup d'état » : « Ces quinze jours, c'était pour gagner du temps et faire un coup d'état. » Il annonce porter plainte « pour faux et usage de faux ».

Cette escalade ramène le conflit à son point de départ après une trêve de six jours. Derrière ces joutes juridiques se joue la bataille pour le contrôle de la Soficoop et l'avenir du modèle coopératif réunionnais.

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