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Thierry Marx à La Réunion : Redonner de l'oxygène aux entreprises

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Thierry Marx à La Réunion : Redonner de l'oxygène aux entreprises

Thierry Marx à La Réunion : « Il faut redonner de l’oxygène à nos entreprises »


En visite à La Réunion, Thierry Marx, président de l'Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), a évoqué deux dossiers sensibles pour le secteur : la réforme des titres restaurant et l'avenir des entreprises sur l'île. Ses propos, tranchés et pragmatiques, illustrent les difficultés que rencontrent les restaurateurs.

Sur les titres restaurant, Thierry Marx ne mâche pas ses mots. « Le titre restaurant, c'est fait pour aller au restaurant », affirme-t-il, dénonçant l'utilisation de ce dispositif dans la grande distribution qui pénalise les restaurateurs. Il précise : « Quand j'envoie 900 millions d'euros à la grande distribution, je les retire à la restauration. »

S'il défend une aide renforcée pour les ménages en difficulté, il propose une alternative : « Créons un titre alimentation, beaucoup plus large, pour ceux qui ont des problèmes de pouvoir d'achat. » Mais il refuse que cela se fasse au détriment du titre restaurant, rappelant que la situation des restaurateurs se dégrade avec l'augmentation des coûts de facturation. « Sinon, on sort des titres restaurant », prévient-il.

Côté local, Thierry Marx dresse un bilan nuancé. « Les professionnels à La Réunion se plaignent un peu moins qu'en métropole. Il y a un petit décrochage, mais très faible. L'attractivité et le tourisme continuent à bien fonctionner. » Il pointe néanmoins le besoin d'évolution du secteur. « On doit se moderniser, s'adapter au nouveau marché et au nouveau personnel. Aujourd'hui, on ne fait plus un métier par défaut, on veut du sens. »

Il réclame aussi un allégement fiscal pour faciliter le développement des entreprises. « Il ne faut pas asphyxier les entreprises par une surcharge de taxes », insiste-t-il. Par ailleurs, il dénonce la concurrence des plateformes de meublés touristiques, qu'il juge déloyale car elles captent jusqu'à 20 % des marges des restaurateurs. « Tout cela a dérégulé nos métiers », déclare-t-il.

Au final, Thierry Marx plaide pour un retour à la rentabilité du secteur : « Il faut reprendre le cap et avancer vers des choses beaucoup plus rémunératrices pour ce secteur. »

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