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Le SEPM accuse Google de déployer l'IA sans respecter ses engagements

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Le SEPM accuse Google de déployer l'IA sans respecter ses engagements

Le bras de fer s'engage entre Google et les éditeurs de presse - Crédit Zinfos974 - National


Le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) accuse Google d'avoir déployé en France ses fonctionnalités d'intelligence artificielle sans respecter les engagements pris devant l'Autorité de la concurrence. Le syndicat, qui représente 80 sociétés éditrices et plus de 700 titres imprimés et numériques, dénonce une mise en service des outils « Aperçus IA » et « Mode IA » sans information, concertation ni négociation préalables.

Pour le SEPM, ces outils modifient en profondeur le rôle de Google. Le moteur de recherche ne se contente plus de référencer des contenus : il génère désormais ses propres synthèses à partir du travail des rédactions, ce qui en fait, selon le syndicat, un « concurrent direct » des sites d'information. Les éditeurs redoutent un détournement d'audience et une perte de revenus.

Le syndicat réclame des réponses sur trois points : l'impact de ces services sur l'audience des publications, le fonctionnement du mécanisme d'« opt-out » permettant aux éditeurs de refuser l'utilisation de leurs contenus, et les modalités de rémunération prévues. Le manque de transparence de Google sur ces questions est au cœur des griefs.

Ce conflit survient dans une relation déjà tendue. En mars 2024, Google avait écopé d'une amende de 250 millions d'euros pour non-respect de certains engagements liés aux droits voisins.

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5 commentaires

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Z
Zoubi 24/07/2026 à 08:21

Ma cliente ce matin me parlait justement de ça, elle cherche des infos sur son téléphone et Google lui répond directement, elle clique même plus sur les articles. Moin lé pas journaliste mais je comprends que ça pose un problème.

A
Alex 24/07/2026 à 08:07

Je comprends la position du SEPM mais faut quand même se poser la question : leurs contenus étaient déjà indexés, analysés, utilisés pour entraîner des modèles depuis des années. C'est un peu tard pour crier au feu. La vraie question c'est pourquoi les éditeurs n'ont pas anticipé ça dans leurs CGU ou leurs négociations bien avant que les aperçus IA débarquent. Et sur les droits voisins, l'amende de 250M c'est symbolique pour Google, ça représente quoi, deux jours de revenus publicitaires mondiaux ? Tant que les sanctions ne font pas vraiment mal, le modèle ne changera pas.

A
Anaëlle 24/07/2026 à 07:13

Est-ce que quelqu'un sait comment fonctionne concrètement ce mécanisme d'opt-out dont parle l'article ? Je cherche à comprendre si un petit média indépendant réunionnais pourrait l'activer facilement ou si c'est réservé aux grandes structures comme le SEPM.

L
Lulu 24/07/2026 à 07:10

Alé, ça me parle ça ! Moi mes recettes je les ai données à un blog une fois pour faire de la promo, et maintenant j'en sais même plus qui les utilise ou pas. Les gros ils font pareil avec les journaux, sauf qu'eux ils ont des avocats pour se plaindre. Nous les petits domoun on a rien.

J
Jean-Marc 24/07/2026 à 07:03

Dans mon domaine y'a des règles, des devis, des contrats. Tu respectes pas, t'as des pénalités. Apparemment Google c'est pas pareil, 250 millions d'amende et ils recommencent derrière. Moi si je refais un chantier sans permis une deuxième fois, je perds ma licence.