Deux fils cette semaine, et un seul personnage central : celui qui tient l'outil et fait porter l'addition aux autres. D'un côté Tereos qui ferme ses centres de réception et accuse les planteurs de livrer de la canne de mauvaise qualité. De l'autre le téléphérique Papang, annoncé rouvert un vendredi matin, toujours à l'arrêt le soir. Et en fond de tableau, 709 faillites dans les DROM en un trimestre. Le caillou brûle, et personne n'a l'air pressé de sortir l'extincteur.
Eh bien voilà, on est en août, et La Réunion tourne à son régime habituel de la haute saison : le soleil, les touristes, les discours sur la dynamique économique du territoire, et en coulisses, les planteurs qui regardent leurs cannes pourrir sur pied parce que l'usine ne veut plus les recevoir. Ambiance.
Tereos ou l'art de renvoyer la balle
Commençons par le plus gros morceau de la semaine. La campagne sucrière 2026 dans le bassin de Bois-Rouge ressemble à un désastre annoncé. Centres de réception fermés à tour de rôle, quotas réduits, livraisons bloquées, et pour finir, samedi zéro réception. Les planteurs ont les cannes à couper, le matériel en route, les équipes mobilisées, et rien à faire : l'usine est fermée. Coût du temps perdu, des reprogrammations, du matériel immobilisé : à la charge de qui, vous demandez-vous ? De l'agriculteur, bien entendu. Toujours de l'agriculteur.
La réponse de Tereos est d'une élégance remarquable. L'industriel publie un communiqué pour expliquer que la sucrerie « n'est confrontée à aucune casse ni aucune panne mécanique ». Le problème, ce serait la canne. Une pureté « très en dessous des moyennes historiques ». Les planteurs livreraient de la camelote, voilà tout. La Chambre d'agriculture, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs Réunion ont répondu à peu près la même chose : non. Ils s'appuient sur les données du CTICS, l'organisme de contrôle de la filière, pour contester cette lecture. La FDSEA va plus loin et réclame une contre-expertise indépendante sur les protocoles de mesure appliqués à Bois-Rouge. Traduction : on ne vous croit pas, montrez-nous vos calculs.
La Chambre d'agriculture, elle, mentionne un détail que Tereos n'a pas jugé utile de mettre en avant dans son communiqué : une casse du tapis convoyeur de bagasse, imputée à Albioma, qui aurait dégradé la qualité des jus. Autrement dit, il y aurait bien eu un problème mécanique dans la chaîne, même si Tereos n'en est pas directement responsable. Mais quand on gère une filière entière, on ne peut pas se permettre de répondre à chaque dysfonctionnement par un communiqué qui dit en substance : c'est la faute du planteur. Surtout pas quand ce planteur n'a aucune alternative. Il n'y a pas deux sucreries à La Réunion. Il y en a une dans le Nord-Est, une dans le Sud. Si Bois-Rouge ferme ses portes, le planteur du bassin attend. Il attend et il perd.
L'entrepreneur local comme variable d'ajustement
Vous me direz que ce n'est pas nouveau, que la filière canne-sucre-rhum fonctionne ainsi depuis des décennies, que le rapport de force entre l'usinier et le planteur a toujours été déséquilibré. C'est exact. Mais ce qui se joue cette semaine à Bois-Rouge illustre quelque chose de plus large, et c'est là que ça intéresse les lecteurs d'entrepreneur.re : à La Réunion, l'entrepreneur, l'agriculteur, l'artisan, le gérant de PME, est structurellement la variable d'ajustement du système. Quand l'outil industriel dysfonctionne, c'est lui qui absorbe le choc. Quand la commande publique se fait attendre, c'est lui qui avance la trésorerie. Quand les défaillances s'accumulent, c'est lui qui ferme.
Et elles s'accumulent. 709 défaillances d'entreprises dans les DROM au deuxième trimestre 2026, selon Allianz Trade. La Réunion concentre à elle seule près de la moitié du total. Le commerce de détail et de gros est parmi les secteurs les plus touchés. Sur douze mois, le taux de chômage national a gagné 0,8 point pour atteindre 8,3 %, niveau le plus haut depuis 2020. On imagine ce que ça donne ici, où le chômage de longue date se situe entre 20 et 40 % selon les territoires et les catégories d'âge. Dans ce contexte, voir un industriel en position de monopole rejeter la responsabilité de ses difficultés opérationnelles sur les fournisseurs dont il dépend, c'est au minimum un signal très désagréable envoyé à l'ensemble de la filière.
Le Papang, ou l'infrastructure qui ne revient pas
Histoire de changer d'air, mais sans vraiment changer de sujet, penchons-nous un instant sur le téléphérique Papang. Fermé depuis un mois pour inspection complète, il devait rouvrir le vendredi 7 août à 6 heures du matin. Il n'a pas rouvert. La direction d'ETOI'L a d'abord annoncé une remise en service pour 11h30, puis a finalement repoussé la réouverture à une date indéterminée. La nature de l'incident technique n'a pas été précisée. Aucune nouvelle date communiquée.
Je ne dis pas que gérer un téléphérique urbain est simple. Je ne dis pas que les incidents techniques sont évitables à 100 %. Ce que je note, c'est le mode de communication : on annonce une heure, on la décale, et finalement on ne sait plus. Pour les usagers qui avaient organisé leur journée en conséquence, c'est une leçon d'humilité sur ce que vaut une promesse d'infrastructure dans ce pays. Les navettes de substitution existaient pendant le mois d'arrêt, c'est une bonne chose. Mais un mois d'inspection complète qui débouche sur une nouvelle panne au moment de la remise en service, c'est un peu court comme bilan de maintenance.
Camp Cerceau, ou le permis qu'un maire refuse de signer
Un troisième fil mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il dit quelque chose d'essentiel sur la façon dont certains élus locaux traitent les entrepreneurs qui ont le mauvais goût de ne pas être dans leur camp. Le tribunal administratif de La Réunion a rendu le 30 juillet un jugement qui ordonne au maire de Saint-André, Joé Bédier, de délivrer dans un délai de trois mois le permis d'aménager de la SARL Camp Cerceau. La commune est condamnée à 1 500 euros de frais de justice. Le projet en question : un lotissement de 43 parcelles à Champ Borne. Le maître d'ouvrage est Jean-Marie Virapoullé, conseiller municipal d'opposition à Saint-André.
Le tribunal est sans ambiguïté : le sursis à statuer opposé par Bédier en octobre 2024, au motif d'une réflexion sur le futur zonage du PLU, était illégal. La juridiction ne se contente pas d'annuler ce sursis, elle enjoint à la commune de délivrer le permis. C'est une condamnation sèche, et elle mérite d'être dite clairement. Un maire utilise un prétexte réglementaire pour bloquer un projet porté par un opposant politique. Le tribunal lui dit non, et le condamne. On voudrait un exemple de ce que les entrepreneurs de ce territoire subissent parfois quand ils ont le tort de ne pas s'appeler ami du maire, on ne trouverait pas mieux.
Paris s'offre 50 millions de verre et de béton
Un mot rapide sur ce qui se passe à Paris, histoire de ne pas perdre le fil national. L'Assemblée nationale va dépenser entre 50 et 53 millions d'euros pour démolir un pavillon en pierre de taille du XIXe siècle et le remplacer par une construction contemporaine en verre. Yaël Braun-Pivet porte ce projet, le Conseil de Paris a levé l'obstacle réglementaire mi-juillet. L'association Sites et Monuments s'y oppose, une pétition circule, et on comprend pourquoi : dans un pays où le taux de chômage remonte à 8,3 %, où les faillites d'entreprises ultramarines battent des records, où des planteurs réunionnais regardent leurs cannes se dégrader faute de pouvoir les livrer, l'Assemblée nationale juge utile de se refaire une façade à 50 millions. Mélenchon, qui fait profession de s'indigner de tout, n'a pas encore trouvé le temps de s'indigner de ça. Il était occupé à accuser le gouvernement d'inaction sur les ingérences étrangères, tout en refusant, comme à son habitude, de nommer clairement l'ingérence russe. Cohérence parfaite.
Ce que tout ça dit du caillou
Revenons ici, parce que c'est ici que ça se passe. Cette semaine, trois histoires en apparence distinctes racontent la même chose : l'entrepreneur réunionnais, le planteur, le porteur de projet, le gérant de TPE, avance seul dans un environnement où les grandes structures, qu'elles soient industrielles, politiques ou administratives, n'assument pas leurs responsabilités quand ça coince. Tereos accuse la canne. La mairie de Saint-André invente un prétexte de PLU. Le gestionnaire du Papang annonce une réouverture qu'il ne peut pas tenir. Dans les trois cas, c'est l'acteur le plus petit, le plus exposé, celui qui a le moins de marge, qui prend l'addition.
709 faillites en un trimestre dans les DROM. Presque la moitié à La Réunion. Ces chiffres ne tombent pas du ciel. Ils sont le résultat d'un environnement dans lequel on demande beaucoup aux entrepreneurs et on leur rend peu. On leur demande de payer l'octroi de mer, de subir le coefficient géographique, d'attendre les permis, de financer les retards de paiement public, et d'absorber les dysfonctionnements des opérateurs en position dominante. Et quand ils coulent, on dit que c'est la conjoncture.
Non. C'est un choix. Et il faudra bien un jour que quelqu'un en réponde.
À la semaine prochaine.
Tamarin Amer


33 commentaires
Chargé d'affaires dans une banque coopérative. Confidentialité oblige, je ne donnerai pas de chiffres. Mais je peux dire ceci : les demandes de rééchelonnement de prêts pro augmentent nettement depuis 6 mois, et pas dans les secteurs habituels. Le tissu se fragilise en profondeur. L'édito met le doigt où ça fait mal.
Retraitée, mère et grand-mère de planteurs. Mon fils m'a appelée en larmes cette semaine. Il tient bon, mais je sais qu'à l'intérieur ça craque. Écrire ce que vous écrivez, c'est déjà un soutien pour ces familles qui se sentent oubliées par tout le monde.
Chauffeur autobus, résident Saint-Denis. Le Papang, c'était censé décharger le Barachois aux heures de pointe. Résultat : nada. On roule bumper contre bumper le matin. Un projet à combien de dizaines de millions pour ça ? Vraiment, on marche sur la tête.
Retraité, ancien cadre bancaire. J'ai suivi 30 ans de dossiers de financement pour les PME de l'île. Le constat de l'édito est juste : le tissu économique local repose sur des entrepreneurs qui prennent 100% des risques pour absorber les dysfonctionnements d'acteurs en situation dominante. À un moment il faudra bien que le rapport de force change.
Enseignante en lycée agricole. Mes élèves rêvent de reprendre les exploitations familiales. Quand on lit ce que subissent les planteurs actuellement, comment on garde ces jeunes motivés ? Il faut que la filière change de logiciel avant qu'on perde toute une génération.
Agent d'assurance à Saint-Louis. Sur 12 mois j'ai vu deux fois plus de contrats résiliés par des PME qui n'arrivent plus à payer leurs primes. Chiffre modeste mais parlant. Les 709 défaillances d'Allianz Trade, on les voit venir sur le terrain avant même qu'elles ne s'inscrivent au tribunal.
J'ai monté ma micro-entreprise à 26 ans en pleine crise Covid. Cinq ans plus tard je vois autour de moi des potes entrepreneurs qui décrochent un par un. Merci de refuser le mot "conjoncture" à la fin de l'édito. Non, ce n'est pas la conjoncture. Ce sont des choix politiques qui font que ça coûte plus cher d'entreprendre ici qu'ailleurs.
Ex-agent territoriale d'une collectivité (je préfère rester discrète). Je confirme : dans certains services, les factures fournisseurs sont volontairement traitées en dernier pour gonfler l'excédent budgétaire de fin d'année. Ça n'a rien de "conjoncturel". C'est une pratique organisée.
Patron d'agence de voyages depuis 25 ans à La Réunion. Le mot "conjoncture" me hérisse aussi. On n'arrête pas d'en entendre parler. La vérité c'est qu'on manque de politique économique lisible pour l'outre-mer. Chaque année on redécouvre les mêmes problèmes.
Infirmière libérale. Le passage sur les délais de paiement public m'a fait sourire (jaune). J'attends parfois la CPAM 3 mois sur des actes. On fait comment, nous, pour "gérer notre trésorerie" quand on est en libéral seul(e) et que 30% de notre CA est en attente ?
"La variable d'ajustement du système" : la formule est parfaite. On la vit tous les jours. Il faudrait afficher cette phrase dans chaque cabinet ministériel qui décide de nos aides, de nos règles fiscales, de nos délais de paiement. À La Réunion l'entrepreneur amortit toutes les défaillances du système public et privé.
Retraité, ancien conducteur SNCF réseau. Le Papang c'est le symbole : on annonce, on communique, on inaugure, et on ne fait pas fonctionner. La différence avec la métropole n'est pas dans les moyens, c'est dans l'exigence de résultat. Ici on tolère l'à-peu-près, et ça finit par coûter très cher.
Architecte libérale, Saint-Denis. J'ai suivi des projets qui dépendaient d'autorisations municipales. Le "prétexte du PLU" évoqué dans l'édito est un classique : quand un dossier gêne, on ressort le PLU. Le droit devient un instrument politique. C'est ce qui décourage tant d'entrepreneurs sérieux.
Ancienne cadre dans l'agroalimentaire réunionnais, je ne peux qu'approuver l'analyse. Quand un industriel a le monopole d'un débouché sur un territoire insulaire, il devient de fait un service public. Il ne peut pas se comporter en concurrent libre et non-faussé. Cette lecture manque cruellement dans le débat local.
Bénévole dans une association agricole depuis 20 ans. La demande de contre-expertise indépendante de la FDSEA est fondamentale : sans données neutres, on reste dans un rapport de force asymétrique où l'industriel dicte sa vérité. L'État devrait imposer ce contrôle.
Jeune maman, exploitation avec mon compagnon dans le Nord-Est. On avait misé sur cette campagne pour financer la crèche du petit. Résultat : on met tout à plat. Merci Tereos. Sérieusement, comment fait-on quand un seul acheteur décide de tout ?
Chef d'entreprise BTP. La commande publique paie à 90 jours dans les meilleurs cas, à 6 mois dans la vraie vie. Pendant ce temps il faut payer les gars, les fournisseurs, les charges. On sert de banque à la collectivité, sans intérêts. Ce que décrit Tamarin Amer est le quotidien des patrons de PME ici.
Pharmacien titulaire, PME de 8 salariés. Le passage sur "la commande publique qui se fait attendre" me parle : la CGSS et l'ARS paient parfois à 4-5 mois. Pendant ce temps on avance médicaments, salaires, loyer. Le petit entrepreneur devient le banquier de l'État.
Ancienne salariée de la filière sucrière (je ne dirai pas où). Le tapis convoyeur cassé, tout le monde en parlait en interne. Que Tereos publie un communiqué sans en dire un mot, c'est révélateur. La stratégie de communication a pris le pas sur la transparence industrielle.
Commerçante dans le centre-ville depuis 22 ans. Le commerce de détail touché de plein fouet, c'est nous, c'est mes voisines de rue, ce sont les boutiques qui baissent le rideau chaque mois. On paie l'octroi de mer, on paie le coefficient géographique, et quand on ferme, on nous parle de "conjoncture". Bravo pour cet édito.
Mécanicien indépendant, secteur Saint-André. Les planteurs sont mes clients principaux pendant la coupe. Quand ils ne peuvent pas livrer, ils ne me paient pas les entretiens en attente. La chaîne des impayés commence à Bois-Rouge et remonte jusqu'à l'atelier du coin. Bravo pour l'édito.
Salon de coiffure au Tampon, ouvert en 2019. J'ai eu le Covid, puis les gilets jaunes, puis l'inflation, maintenant les défaillances qui font peur. Merci d'écrire les choses. On se sent moins seule quand on lit ce genre d'édito.
Transporteur agricole, je fais la ronde Bois-Rouge depuis quinze ans. Cette année c'est du jamais-vu. On tourne à vide, on brûle du gasoil, on paie les chauffeurs, et Tereos nous répond qu'ils "gèrent au mieux". Pour ma part la trésorerie ne suivra pas jusqu'à la fin de campagne.
Fondateur d'une start-up tech basée à Saint-Pierre. Je ne suis pas dans le sucre mais l'analyse est transposable : à La Réunion tu es toujours en train d'absorber les défaillances d'un autre — d'un client, d'un fournisseur, d'un opérateur public. C'est notre normalité, et c'est un problème.
Assistante maternelle, mon mari est planteur à Sainte-Suzanne. Cette semaine on a repoussé notre projet de refaire la toiture. Quand la campagne est mauvaise à cause de l'usine, ce sont nos décisions de vie de famille qui basculent.
Experte-comptable à Saint-Pierre, je vois passer les dépôts de bilan tous les mois. Le chiffre d'Allianz Trade ne me surprend malheureusement pas : les petits commerces et les artisans qu'on accompagne coulent en silence, sans faire la une. Merci d'en parler, c'est une réalité économique majeure du territoire.
25 ans, commercial. Je bosse dans une PME qui livre les usines agroalimentaires. Quand Tereos ferme les portes, ce n'est pas que le planteur qui trinque : c'est aussi les fournisseurs, les livreurs, les techniciens indépendants qu'on paye à la mission. Effet domino.
Jeune agriculteur, j'ai repris l'exploitation de mon père l'an dernier. Quand je lis ce genre d'édito je me demande sincèrement combien de temps je vais tenir. La FDSEA a raison de demander une contre-expertise indépendante — c'est le minimum du minimum quand un industriel en position de monopole se met à accuser ses fournisseurs.
Restauratrice à Sainte-Marie. Je vois défiler des clients-agriculteurs qui déjeunent en attendant que Bois-Rouge rouvre. Ils sont épuisés, ils ne rient plus. Ce n'est pas juste une histoire de canne, c'est toute une chaîne qui vit dans l'incertitude.
Habitante de Saint-Denis, j'ai suivi ce dossier du Papang depuis le début. Annoncé rouvert un vendredi matin, toujours à l'arrêt le soir : à un moment il faut arrêter de nous prendre pour des idiots. On a payé cet équipement avec nos impôts, on est en droit d'exiger qu'il fonctionne.
Ancien planteur, 40 ans dans la canne. La bataille industriel/planteur a toujours existé mais on n'avait jamais vu un communiqué aussi méprisant. "Camelote" nos cannes ? On ne parle pas comme ça de ceux qui te fournissent ta matière première. C'est un mépris de classe assumé.
Planteur dans le bassin de Bois-Rouge, je confirme mot pour mot ce que dit l'édito. Cannes coupées, camion prêt, équipe payée à l'heure et on nous dit "pas de réception aujourd'hui". Et après, Tereos vient nous expliquer que c'est notre canne qui est mauvaise. Le culot est immense.
Enseignante à Saint-Denis, j'utilise le Papang pour aller au boulot quand il fonctionne. Autant dire jamais depuis des mois. Le pire c'est le silence. Aucun communiqué clair, aucune date. On avait salué le projet, on a envie de croire au transport doux, et on nous laisse sur le quai.