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Transition écologique dans les Outre-mer : une étude lancée jusqu'en août 2026

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Transition écologique dans les Outre-mer : une étude lancée jusqu'en août 2026

Outre-mer : l’ACCD’OM et l’AFL lancent une étude sur la coopération entre collectivités face au défi climatique - Crédit Zinfos974 - Société


L'Association des communes et collectivités d'Outre-mer (ACCD'OM) et l'Agence France Locale (AFL), la banque des collectivités locales, ont lancé une étude sur la coopération interterritoriale dans les territoires ultramarins. Les collectivités ont jusqu'au 31 août 2026 pour répondre à un questionnaire en ligne.

Le projet s'appuie sur une étude nationale publiée en avril dernier, qui identifie la coopération entre collectivités comme un levier d'accélération des investissements liés à la transition écologique. Mutualisation des compétences, des financements et de l'ingénierie : autant de pistes pour concilier ambition climatique et contraintes budgétaires.

La déclinaison ultramarine vise à documenter les réalités propres à ces territoires, exposés à l'intensification des effets du changement climatique et à des difficultés d'ingénierie et de financement. Le questionnaire porte sur la perception des défis environnementaux, les coopérations déjà engagées — gestion de l'eau, énergie, agriculture durable, déchets, aménagement du territoire —, ainsi que les obstacles rencontrés et les facteurs de réussite.

Les résultats serviront à construire un plaidoyer en faveur des Outre-mer et à orienter les politiques de coopération vers les spécificités de ces territoires.

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6 commentaires

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L
Lastron-Leïla 05/08/2026 à 14:22

@Sandrine a mis le doigt dessus, l'ingénierie c'est le nerf de la guerre. Mais y'a un truc que personne ne mentionne : la communication autour de ces études, elle lé vraiment nulle. Le questionnaire est ouvert jusqu'en août 2026 et je l'ai découvert par hasard via cet article. Les collectivités locales ont des pages Facebook avec des milliers d'abonnés, pourquoi elles ne relaient pas ça ?

Y
Yannick P 05/08/2026 à 14:15

@Hugo Saline les bains, la comparaison avec la Bretagne tient à peu près, mais ici la donnée qui change tout c'est le fret. Quand tu mutualises de l'ingénierie entre communes réunionnaises, t'as quand même derrière tout ce qui touche à l'approvisionnement en matériaux, en équipements techniques, et ça passe par le port. La coopération interterritoriale dont ils parlent, si elle s'étend à Maurice ou à Mayotte, ça soulève des questions de douane, de cabotage, de délais que les collectivités ne mesurent pas toujours. J'espère que le questionnaire creuse aussi ces aspects-là, parce que la transition écologique dans les îles ça se joue aussi sur le quai.

P
Polo 05/08/2026 à 13:19

Agriculture durable dans le questionnaire, ça m'a sauté aux yeux. On en parle, on en parle, mais les filières courtes à La Réunion restent étranglées entre les coûts logistiques et la concurrence de l'import. Si cette étude sert à quelque chose, j'espère qu'elle aborde aussi les circuits de distribution locaux, pas seulement l'énergie et les déchets.

S
Sandrine 05/08/2026 à 13:11

Ça ne coûte rien de répondre au questionnaire, mais ce qui coûte cher c'est l'ingénierie que les petites communes n'ont pas les moyens de financer en interne. Une étude de plus, c'est bien, i fo surtout que derrière il y ait des lignes budgétaires concrètes.

F
Fifi430 05/08/2026 à 13:06

Une précision utile : l'AFL est un établissement de crédit agréé, pas une simple agence de conseil, ce qui signifie que son rôle dans ce type de coopération peut aussi inclure des montages financiers structurés pour les collectivités. Le terme "banque des collectivités" est correct mais un peu réducteur. Cela dit, l'initiative est cohérente avec les besoins des territoires ultramarins en matière d'ingénierie juridique et financière.

H
Hugo Saline les bains 05/08/2026 à 13:05

Ce type de démarche me rappelle ce que la région Bretagne a mis en place autour de la mutualisation de l'ingénierie entre petites communes, avec des résultats assez concrets sur la gestion des réseaux d'eau. La différence ici c'est que les contraintes climatiques sont bien plus immédiates, on n'a pas le luxe d'un calendrier de 15 ans. Ce qui m'intéresse c'est de voir si les résultats de l'étude vont vraiment remonter jusqu'aux décideurs nationaux ou si ça restera un beau document de plaidoyer sans suite.