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Visite taïwanaise à Mayotte : des pistes de coopération identifiées

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Visite taïwanaise à Mayotte : des pistes de coopération identifiées

La délégation taïwanaise achève sa visite à Mayotte sur des pistes de coopération - Crédit le journal de mayotte


La délégation taïwanaise conduite par le vice-ministre des Affaires étrangères, François Wu Chih-Chung, a achevé sa visite de trois jours à Mayotte en Petite-Terre. Plusieurs axes de coopération ont été identifiés, sans qu'aucun accord formel n'ait été signé.

Pêche, recyclage, gestion des déchets et formation figurent parmi les domaines évoqués. François Wu Chih-Chung a mis en avant l'expérience de Taïwan dans ces secteurs : « Nous sommes très forts dans la pêche aussi, on n'est pas si éloignés de Mayotte. Nous avons une flotte de plusieurs bateaux qui se ravitaille dans l'océan Indien, plus précisément à Maurice. » La possibilité d'accueillir des étudiants mahorais à Taïwan, via des bourses ou des échanges, a également été soulevée.

Le vice-ministre a d'emblée posé les limites de ce premier déplacement. « C'est une visite brève, ce n'est pas suffisant pour connaître vos attentes et puis vos problèmes », a-t-il dit, invitant une délégation mahoraise à se rendre prochainement à Taïwan pour approfondir les discussions.

Sur le terrain, la délégation a visité la future zone d'aménagement concerté des Badamiers, un projet de 18 hectares encore en phase d'étude, destiné à accueillir de nouvelles activités économiques en Petite-Terre. Alexandre Sorrentino, directeur stratégie développement foncier aménagement à l'Établissement Public de Reconstruction et de Développement, a présenté les objectifs du site : réduire la dépendance de Petite-Terre vis-à-vis de Grande-Terre et attirer des investisseurs. « Mayotte comme Taïwan sont des îles, nous avons les mêmes problématiques. Vous êtes très en avance sur la gestion des déchets et nous pouvons bénéficier de votre expérience », a-t-il indiqué. Une programmation et des financements sont espérés « d'ici trois à quatre ans ».

La reconstruction après le cyclone Chido a aussi occupé les échanges. Charaffoudine Ramadani Toto, président de la Communauté de communes de Petite-Terre, a rappelé que Taïwan avait participé à l'aide humanitaire d'urgence après le passage du cyclone, et souligné l'expérience du territoire face aux catastrophes naturelles. « En Asie du Sud-Est, ils sont plus expérimentés dans les catastrophes naturelles de ce genre, chez eux ils sont confrontés aux typhons, les tremblements de terre sans oublier les tsunamis. Ils ont des équipements solides qui tiennent et de l'expérience », a-t-il déclaré.

La journée s'est conclue par une visite au centre de formation aéronautique du lycée de Petite-Terre. Le corps professoral a présenté ses formations à la délégation, ainsi que les difficultés liées au manque d'entreprises pour accueillir les élèves en stage. Le sénateur Thani Mohamed Soilihi avait pour sa part choisi Petite-Terre pour cette dernière étape en référence à l'histoire locale.

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