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Xenia Fedorova visée par un arrêté d'expulsion, son avocat saisit la justice

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Xenia Fedorova visée par un arrêté d'expulsion, son avocat saisit la justice

Soupçonnée de relayer la propagande du Kremlin, la chroniqueuse de CNews Xenia Fedorova visée par une expulsion - Crédit Zinfos974 - National


Le ministère de l'Intérieur a confirmé mercredi qu'un arrêté d'expulsion visait Xenia Fedorova, chroniqueuse régulière sur CNews et Europe 1. L'ancienne dirigeante de RT France conteste la décision et a annoncé un recours en justice.

Son avocat a indiqué à l'AFP que ce recours serait déposé sans délai, qualifiant la mesure d'« atteinte grave à la liberté d'expression » d'une journaliste qui, selon lui, a toujours exercé son métier dans le respect des règles.

Les groupes Canal+ et Lagardère, où Fedorova intervient depuis le début de l'année 2025 pour commenter l'actualité internationale, ont dénoncé dans un communiqué adressé à leurs salariés une décision qu'ils jugent préjudiciable à la liberté d'expression et au pluralisme des opinions.

La journaliste se trouvait depuis plusieurs mois au cœur des débats sur les ingérences étrangères en France. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, l'avait qualifiée de « propagandiste patentée », l'accusant de reprendre les éléments de langage du Kremlin. Début juin, Emmanuel Macron avait affirmé qu'elle participait déjà à la « propagande d'État » russe lorsqu'elle dirigeait la chaîne, et que sa position n'avait pas évolué depuis.

En mai, la présidente du groupe Renew au Parlement européen, Valérie Hayer, avait saisi l'Arcom après plusieurs interventions de Fedorova sur ces antennes, demandant au régulateur d'examiner si ses prises de parole respectaient les obligations d'honnêteté de l'information.

L'affaire avait pris un tour différent après les révélations du Monde indiquant que son titre de séjour avait été renouvelé en 2024. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait alors jugé qu'on ne pouvait interdire systématiquement le séjour de personnes exprimant des opinions contestées, tout en rappelant que le maintien sur le territoire ne devait pas porter atteinte « aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, avait précisé qu'un titre de séjour n'empêche pas les autorités de prendre des mesures à l'encontre d'un étranger lorsque des troubles à l'ordre public sont caractérisés. La défense a annoncé qu'elle saisirait les juridictions compétentes pour contester la décision.

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3 commentaires

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R
Roselyne 29/07/2026 à 17:10

Bien loin de nos cirques tout ça.

P
PtiBatik 29/07/2026 à 17:09

Ça me pose un vrai malaise cette histoire. Expulser quelqu'un pour ses opinions, même discutables, c'est une couleur qu'on donne à la liberté d'expression qui me plaît pas. Dans mon travail je sais ce que ça coûte de tenir un discours qui dérange, et i fo pas confondre propagande et parole contestée.

H
Hugo Saline les bains 29/07/2026 à 17:01

Je me demande si un tel arrêté aurait été pris aussi vite dans un autre contexte politique. En métropole, à Nantes ou Lyon, j'ai l'impression que ce genre d'affaire traîne des mois devant les tribunaux avant que quoi que ce soit se concrétise. Là ça va vite, et l'argument "atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation" est suffisamment vague pour inquiéter. Pas que je défende ses positions hein, mais la procédure me semble franchement expéditive.