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Décret : un parent violent peut forcer le changement d'école de son enfant

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Décret : un parent violent peut forcer le changement d'école de son enfant

Un parent violent ou menaçant pourra entraîner le changement d'école de son enfant - Crédit Zinfos974 - Société


Un décret publié mercredi 29 juillet au Journal officiel autorise l'administration à réaffecter un élève dans un autre établissement scolaire lorsque le comportement d'un parent ou d'un membre de sa famille compromet gravement le fonctionnement de l'école ou la sécurité de la communauté éducative.

Le texte s'applique aux écoles primaires, aux collèges et aux lycées. Il vise les situations où l'attitude d'un proche, en lien avec la scolarité de l'enfant, représente un risque avéré pour la santé ou la sécurité d'un enseignant, d'un personnel ou d'un autre membre de l'établissement.

La procédure varie selon le niveau scolaire. Dans le primaire, le directeur d'école doit saisir le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen), qui peut alors demander au maire de radier l'élève et de l'inscrire dans une autre école de la commune. Pour les collèges et lycées, le Dasen prononce directement la nouvelle affectation, après avoir entendu la famille. Le décret prévoit un accompagnement pédagogique, éducatif et social renforcé pour l'élève concerné jusqu'à la fin de l'année scolaire.

La mesure a provoqué une opposition franche de plusieurs syndicats d'enseignants et de représentants de parents d'élèves, qui estiment que l'enfant se retrouve sanctionné pour des actes dont il n'est pas responsable. Début juillet, ces organisations avaient quitté une réunion organisée par le ministère pour signifier leur refus. La FCPE avait dénoncé une disposition faisant porter à l'élève la responsabilité des agissements de ses parents.

Le ministère de l'Éducation nationale justifie le décret par la nécessité de protéger les équipes éducatives. Selon ses dernières données, quatre incidents graves pour 1 000 élèves ont été recensés dans les écoles primaires au cours de l'année scolaire 2024-2025. Les violences verbales représentent près de la moitié de ces signalements et, dans un tiers des cas, elles sont le fait de familles. Les personnels de l'Éducation nationale sont les principales victimes de ces incidents.

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7 commentaires

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K
KékéSurf 29/07/2026 à 14:46

@Alex, t'as raison sur les chiffres, c'est du national et on sait bien que le péi-la c'est pas le même contexte. Mais je veux dire, même si c'est 4 pour 1000, quand c'est toi l'instit qui prend une menace à la sortie des classes, les stats tu t'en fous un peu. Le problème c'est que la mesure touche pas la bonne cible, c'est tout. On gère ça pareil en surf, quand y'a un gars qui rend la lineup dangereuse, c'est lui qu'on sort de l'eau, pas son gosse.

B
Bichik 29/07/2026 à 14:27

Y'a quelque chose de triste là-dedans. L'école c'était le lieu où l'enfant pouvait au moins souffler, loin des problèmes de la maison.

A
Alex 29/07/2026 à 13:21

Je cherche dans l'article les chiffres qui justifient une mesure aussi contraignante. Quatre incidents graves pour 1 000 élèves, c'est le taux national, pas réunionnais. Et ça inclut tout type d'incident, pas uniquement les violences de parents. Sur cette base statistique un peu large, on crée une procédure qui pénalise l'élève. Est-ce que le ministère a publié une étude d'impact ou un bilan d'expérimentation avant de passer au décret, ou on est directement passés à la réglementation ?

Z
Zoubi 29/07/2026 à 13:17

J'ai une cliente dont la fille a changé d'école l'année dernière pour des histoires de conflits avec un autre parent, pas exactement la même chose mais le résultat c'est que la petite a mis des mois à se refaire des amis. Ce genre de mesure, même bien intentionnée, i fo penser à ce que ça coûte vraiment à l'enfant.

D
David 29/07/2026 à 13:14

Franchement moi je comprends les enseignants, se faire agresser par des parents à l'entrée de l'école c'est inadmissible. Mais punir l'enfant, non, ça j'arrive pas à avaler.

M
Marie-Hélène 29/07/2026 à 13:07

Ce décret soulève une question fondamentale sur la responsabilité collective et individuelle en milieu scolaire. La FCPE a raison de pointer une confusion entre l'acte du parent et la situation de l'élève, deux choses distinctes qu'on ne peut pas traiter comme une seule. Ce qui m'inquiète surtout, c'est l'absence de mention d'un accompagnement psychologique explicite pour l'enfant concerné. On parle d'un accompagnement pédagogique et social, mais ça reste vague. La littérature sur les ruptures scolaires forcées montre que le changement d'établissement sans suivi renforcé peut aggraver le décrochage, surtout dans les petites communes où les solutions sont limitées. Je serais curieuse de savoir comment cela s'appliquera concrètement dans nos écoles du péi-la, où les distances peuvent compliquer la chose.

P
PépéBassin 29/07/2026 à 13:04

C'est l'enfant qui trinque encore. On fait pareil en mer, quand un bateau pose problème dans la zone, c'est pas le poisson qu'on déplace. Y'a quelque chose qui cloche dans cette logique.