Quelques jours après l'incendie de la Clinique des Orchidées au Port, la CFDT Santé Sociaux a pris la parole pour apporter son soutien aux salariés de l'établissement, mais aussi à ceux des cliniques Sainte-Clotilde et Saint-Vincent, ainsi qu'aux personnels des structures de la société de dialyse mobilisés pour assurer la continuité des soins.
Dans un communiqué, le syndicat salue « le professionnalisme, la solidarité et le sens des responsabilités » des équipes confrontées à cette situation, et adresse ses pensées aux patients et à leurs proches.
Des réunions extraordinaires des Comités sociaux et économiques ont été organisées à la Clinique Sainte-Clotilde, à la Société de dialyse et à la Clinique Saint-Vincent, afin de présenter les mesures de réorganisation adoptées après le sinistre. Les élus CFDT ont insisté pour que ces changements respectent le Code du travail, les conventions collectives et les accords en vigueur.
Le syndicat se dit vigilant sur les conditions de réaffectation temporaire des salariés dans d'autres établissements : maintien de la rémunération, de l'ancienneté, des primes et des droits conventionnels, qualité de l'accueil et de l'accompagnement. La CFDT entend aussi prévenir toute surcharge de travail sur les équipes qui accueillent ces personnels, et veiller à ce que le coût de cette organisation exceptionnelle ne pèse pas sur les moyens des établissements ni sur les futures négociations salariales.
Les salariés placés en activité partielle ou réaffectés temporairement sont invités à contacter leurs représentants en cas de difficulté. « Parce que défendre les salariés, c'est aussi garantir la qualité des soins, la sécurité des patients et le respect des professionnels qui les assurent », conclut la CFDT Santé Sociaux, qui dit rester mobilisée jusqu'au retour à une situation normale.


6 commentaires
Comme dit Pti-Louis, on verra si les promesses tiennent. Moi j'dis ça parce que j'ai une cousine aide-soignante qui a été réaffectée après un truc similaire, y'a quelques années, et au bout du compte elle s'est retrouvée à faire des trajets impossibles sans un sou de plus pour couvrir l'essence. Contente que la CFDT mette les points sur les i dès maintenant, parce que quand ça brûle, tout le monde applaudit les équipes, et après on oublie vite.
Ici à Cilaos, quand quelqu'un est en difficulté, les voisins arrivent sans qu'on leur demande. On dirait que ces équipes soignantes ont fait pareil, et ça fait chaud au coeur. J'espère que tous ces personnels qui ont été déplacés d'un établissement à l'autre sont bien accueillis, parce que travailler dans un endroit qu'on ne connaît pas, lé pa fasil. On pense souvent aux patients, mais les soignants aussi ont besoin qu'on prenne soin d'eux.
La mer, elle prend parfois tout d'un coup. Le feu, pareil. Après, y'a ceux qui crient fort et ceux qui restent pour ramasser les filets. C'est bien que la CFDT soit là, mais on verra dans quelques mois si les promesses ont tenu.
Ce genre d'événement, ça révèle ce que le péi a de meilleur : des gens qui tiennent debout et assurent malgré tout. La CFDT fait son travail, c'est déjà bien que quelqu'un veille.
Bon courage aux équipes, vraiment.
Ce qui m'interpelle dans cette situation, c'est la question du maintien de rémunération pendant l'activité partielle. Le taux pris en charge par l'État peut ne pas couvrir 100% du salaire net selon les conventions collectives applicables, et c'est souvent là que le bât blesse. La CFDT a bien raison d'insister sur ce point précis avant que les dossiers soient bouclés.