Une dizaine de candidatures, locales et nationales, ont déjà été déposées en réponse à l'appel à manifestation d'intérêt lancé pour l'aménagement de la zone arrière portuaire du Port Est. Gilles Ham-Chou-Chong, directeur général adjoint du Grand Port Maritime, se dit « très satisfait » de cet engouement, alors qu'un arrêté préfectoral vient de renouveler le statut de Projet d'Intérêt Général du site.
Le périmètre concerné couvre une centaine d'hectares au total. Le Grand Port Maritime en gère directement 17 à 18 hectares, issus d'un bail emphytéotique de 75 ans signé avec le Département. Les premiers travaux porteront sur une plateforme sécurisée de 6,5 hectares, avec pour priorité de « dégager des surfaces pas loin du bord à quai », selon Ham-Chou-Chong. Le reste du site relève du Territoire de l'Ouest, piloté via la SPL Grand Ouest.
Un comité de pilotage réunissant le Grand Port Maritime et le Territoire de l'Ouest supervisera la sélection des candidats. La grille d'évaluation sera stricte. Ham-Chou-Chong insiste sur la nécessité de « faire très attention dans les projets qu'on retient », pour ne pas créer de concurrence avec les autres zones d'activité de l'Ouest ni avec les projets déjà en cours. Franck Seither, directeur de la SPL pour le Territoire de l'Ouest, résume l'objectif : installer « les bonnes activités économiques au bon endroit ». Les entreprises sans lien direct avec le port seront orientées vers d'autres espaces, comme l'Éco-Cité ou la zone industrielle Abdéali Goulamaly à Cambaie.
Sur le plan foncier, la logique retenue tranche avec les pratiques passées. Fini la vente de terrains : les installations se feront via des baux longs de trente ans. Seither explique que la collectivité souhaite « continuer à gérer ce foncier économique », après avoir constaté qu'une fois la terre vendue, « il était difficile de la mobiliser ».
Le calendrier s'étale sur quinze à vingt ans. Une partie du foncier est actuellement occupée par le chantier de la Nouvelle Route du Littoral, dont la livraison est visée à l'horizon 2032. Ham-Chou-Chong juge que ce chevauchement « ne pose pas vraiment de problème » : « le temps d'obtenir les autorisations nécessaires et le temps pour les entreprises de mobiliser les capitaux, normalement tout cela devrait bien coïncider ». Le cœur de la zone restera, selon Seither, « massivement dédié à l'industrie et à la logistique ».


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