Le Groupe Réfugiés Chagos enverra une délégation au Royaume-Uni début septembre pour rencontrer le nouveau gouvernement britannique. Olivier Bancoult, leader et porte-parole du mouvement, l'a annoncé jeudi lors d'une conférence de presse. L'objectif est de rappeler les attentes de la communauté chagossienne et de pousser à une mise en œuvre plus rapide de l'accord signé en mai 2025 entre Londres et Maurice.
Cet accord, conclu après plusieurs décennies de litige, prévoit le transfert de souveraineté des îles Chagos à Maurice, assorti d'un bail de 99 ans sur la base militaire de Diego Garcia au bénéfice du Royaume-Uni et des États-Unis. Sa mise en œuvre avait été freinée par les réserves de l'administration américaine de Donald Trump.
Le changement de Premier ministre au Royaume-Uni ne préoccupe pas Olivier Bancoult. L'arrivée d'Andy Burnham à Downing Street ne remet pas en cause, selon lui, les engagements pris par Londres. La continuité au sein du Parti travailliste lui apparaît comme un signal encourageant. « Nous gardons l'espoir parce que nous avons confiance. Il y a un changement de Premier ministre, mais le parti qui est au pouvoir reste le même », a-t-il déclaré.
La priorité du Groupe Réfugiés Chagos reste le droit au retour. Bancoult souhaite que les premières réinstallations aient lieu sur les îles de Peros Banhos et Salomon, avant d'envisager Diego Garcia. Il rappelle l'urgence de la situation : le plus jeune des Chagossiens natifs a aujourd'hui 53 ans, les plus anciens ont dépassé le siècle.
Sur le plan diplomatique, Bancoult fait état d'une intensification des contacts avec Washington. Des échanges réguliers sont désormais entretenus avec l'ambassade des États-Unis, alors qu'aucun dialogue n'existait auparavant. « Je suis plus que jamais confiant. Il y a des échanges entre le Département d'État américain, le Foreign Office britannique et les autorités mauriciennes. Je crois fermement que de nouveaux développements positifs vont être mis en œuvre prochainement », a-t-il assuré. Les discussions portent également sur la préservation de l'environnement de l'archipel, un volet traité conjointement avec les autorités britanniques et mauriciennes.


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