Le Rassemblement national a annoncé avoir été victime d'un piratage informatique ayant entraîné le vol de données internes. Le parti a indiqué qu'il déposerait plainte.
C'est Franceinfo qui a révélé l'information. Selon une source au sein du parti citée par la chaîne, aucune donnée personnelle n'aurait été volée « à ce stade », les investigations étant encore en cours au moment de l'annonce.
Jordan Bardella, président du RN, a dénoncé une « opération de déstabilisation » visant sa formation. Les données internes dérobées ont été diffusées.
Les équipes du parti cherchent à mesurer l'étendue de l'attaque et à sécuriser les systèmes. L'identité des auteurs et les circonstances précises du piratage demeurent inconnues.


6 commentaires
@Tonton Bébert, une précision utile : parler de "données volées" reste à nuancer tant que l'enquête n'est pas close. Juridiquement, le dépôt de plainte ouvre une procédure, mais l'étendue réelle de la violation ne sera qualifiée qu'après expertise. Ce que le RGPD impose dans ce type de situation, c'est une notification à la CNIL dans les 72 heures si des données personnelles sont effectivement compromises, et on ne sait pas encore si cette obligation a été respectée ici.
Ce qui me frappe c'est que même les grosses structures avec des moyens importants se font pirater, alors imaginez les petits producteurs comme nous qui stockent nos fichiers clients, nos bons de commande, nos contacts de marchés locaux sur des ordinateurs pas forcément sécurisés. On est tous concernés par ça, pas seulement les partis politiques.
Ce type d'attaque informatique contre des structures politiques n'est pas nouveau, les exemples des partis américains et européens piraté ces dix dernières années montrent que la cybersécurité est devenue un enjeu démocratique à part entière. Ce qui interpelle ici c'est l'absence d'informations précises sur les auteurs et les méthodes, ce qui laisse un vide dangereux dans lequel toutes les théories peuvent s'installer. Il faudrait que nos institutions, en France comme à La Réunion, investissent davantage dans la formation citoyenne au numérique plutôt que de ne réagir qu'après les crises. Le rapport de l'ANSSI sur la menace cyber 2023 donnait déjà des indicateurs très clairs à ce sujet.
Ici à Salazie on a déjà du mal à capter internet, alors les histoires de piratage de données ça paraît loin. Mais bon, même nous on commence à avoir nos informations en ligne avec les aides agricoles, et ça fait réfléchir à ce qu'on met sur les systèmes numériques.
Un seul piratage et les équipes informatiques d'un parti national sont en crise. Je me demande ce que ça donne comme pression sur les techniciens qui gèrent ça, parce que les situations d'urgence comme celle-là c'est exactement le genre de contexte qui génère un épuisement sévère en quelques jours.
Que ce soit le RN ou n'importe quel autre parti, un piratage comme ça ça devrait alerter tout le monde. Les syndicats on connaît bien les coups tordus, les fuites organisées pour déstabiliser avant une échéance. Ce qui m'intéresse c'est de savoir qui a les moyens techniques et politiques de monter une opération pareille, parce que ça ne sort pas de nulle part.