Dans un communiqué diffusé mardi 21 juillet à ses adhérents, le Rassemblement National assure qu'« aucun élément ne permet de confirmer une exposition massive de données » et qualifie l'attaque de tentative d'intrusion neutralisée en quelques minutes.
Au lendemain des révélations sur une cyberattaque visant le Rassemblement National, le parti a diffusé mardi 21 juillet 2026 un communiqué à l'ensemble de ses adhérents pour préciser sa version des faits et tempérer l'ampleur de l'incident rapporté par plusieurs médias.
Le RN conteste l'exposition massive de données
Le parti indique avoir mené « une investigation technique approfondie sur l'ensemble de ses outils et de ses serveurs » dès la diffusion des informations. « À ce stade, aucun élément ne permet de confirmer une exposition massive de données », affirme la Direction Générale du Rassemblement National dans ce communiqué signé.
Selon le parti, les analyses ont mis en évidence « une tentative d'intrusion malveillante, survenue hier soir, qui s'est limitée au compte d'un seul candidat aux élections municipales, ainsi qu'à celui de ses colistiers, en raison d'un mot de passe insuffisamment robuste ».
Une intrusion « neutralisée en quelques minutes »
Le RN précise que la tentative a été « détectée par [ses] dispositifs de sécurité et neutralisée en quelques minutes, limitant strictement tout accès non autorisé aux données concernées ». Le parti évoque également des tentatives de compromission de son site internet, elles aussi « déjouées », ainsi que la correction immédiate de modifications malveillantes apportées à certaines photographies.
« La situation est aujourd'hui totalement sous contrôle », assure la Direction Générale, qui annonce en parallèle un renforcement des dispositifs de surveillance et de protection.
Un dépôt de plainte annoncé
Le Rassemblement National annonce également qu'il « déposera plainte afin que toute la lumière soit faite sur ces actes malveillants et que leurs auteurs soient poursuivis ». À l'approche des échéances électorales, le parti dit s'attendre à une multiplication des tentatives de déstabilisation et affirme mettre « tout en œuvre pour garantir la sécurité de [ses] systèmes ».
Ces déclarations contrastent avec le récit initial rapporté par Franceinfo, qui évoquait le vol d'importantes données internes du parti. Jordan Bardella, président du RN, avait alors dénoncé une « opération de déstabilisation ».


4 commentaires
@Kelly, tu soulèves un point intéressant sur la gestion de la communication, mais ce qui me frappe c'est plutôt la solidité architecturale du système lui-même. Quand on construit un bâtiment avec des fondations mal pensées, on ne dit pas après coup que seul un couloir a été compromis. Un mot de passe insuffisamment robuste sur un compte candidat, c'est l'équivalent d'une porte coupe-feu absente dans une cage d'escalier, le reste du programme peut être parfait sur le papier, une seule faille suffit à remettre en cause l'ensemble de la conception.
J'ai eu un client hier soir qui m'a dit que son neveu, adhérent RN, avait reçu ce mail et qu'il n'y croyait pas trop. Il m'a dit "Jean-Claude, quand ils disent que c'est limité, c'est souvent que c'est pas si limité que ça". Moi je sais pas, mais dans mon taxi les domoun sont méfiants, peu importe le parti, dès que ça touche à leurs données personnelles.
Franchement ça me dépasse un peu ces histoires de piratage informatique.
Ce qui m'interpelle dans cette histoire, c'est la communication interne. Ils ont envoyé un communiqué à l'ensemble de leurs adhérents le lendemain matin, c'est une réaction rapide qui ressemble à ce qu'on ferait en RH après un incident sensible : cadrer le récit avant que la rumeur ne s'emballe. La question c'est, est-ce que les adhérents ont vraiment eu toute l'info ou juste ce qui arrange le parti ?