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Saint-Denis lance la végétalisation du quartier du Butor pour fin 2026

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Saint-Denis lance la végétalisation du quartier du Butor pour fin 2026

Au Butor, place à la nature : un mail végétalisé et une esplanade en devenir autour de la Fabrik - Crédit Zinfos974 - Société


La ville de Saint-Denis a lancé mercredi les travaux du futur mail et de l'esplanade jouxtant la Fabrik, dans le quartier du Butor. La livraison est attendue pour la fin du second semestre 2026.

Inscrit dans le cadre du PRUNEL, le projet prévoit la suppression de grandes surfaces de béton et de bitume au profit d'espaces verts. Les habitants disposeront à terme d'une place arborée, de gradins ombragés, d'un amphithéâtre de plein air, ainsi que de cheminements piétons et cyclables.

La maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, a décrit un espace resté quasiment figé depuis plusieurs décennies, qu'elle juge fortement minéralisé et enclavé. « On vient enlever tout ce qui était bitume, béton. On va végétaliser cet espace (...) on fait respirer les habitants qui étaient un peu enfermés et enclavés », a-t-elle déclaré lors du point d'étape.

L'aménagement doit également renforcer les liaisons entre le boulevard Léopold-Rambaud, le Transport en Commun en Site Propre et les équipements du quartier. Le secteur est bordé par le Théâtre de Champ-Fleuri, la Cité des Arts et la Fabrik. L'amphithéâtre de plein air prévu sur place accueillera des projections de cinéma et des spectacles de proximité. « Le fait d'ouvrir le quartier (...) pour que la culture rentre dans le quartier et que le quartier rentre dans la culture, c'est vraiment un acte de démocratisation et d'hyper proximité », a dit Ericka Bareigts.

Le lancement des travaux a été marqué par la plantation symbolique d'un olivier, que la municipalité dit préférer aux traditionnelles premières pierres. La végétalisation vise à créer des îlots de fraîcheur dans une ville que la maire décrit comme particulièrement dense, avec plus de 1 000 habitants au kilomètre carré. « Nous voulons aujourd'hui reconnecter les gens à la terre (...) Les arbres, c'est la production de bien-être, une baisse des températures, mais aussi des fruits. Nous nous réapproprions progressivement cette relation avec la nature », a-t-elle ajouté.

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4 commentaires

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F
Fifi430 02/07/2026 à 06:18

Une précision utile : le PRUNEL (Programme de Renouvellement Urbain de Nouvelle Génération) implique des cofinancements ANRU dont les modalités de gouvernance sont strictement encadrées. La livraison annoncée fin 2026 me semble optimiste compte tenu des délais habituels de ce type de procédure, mais rien d'impossible si les marchés publics ont déjà été notifiés.

N
Nadine Saint-Louis 02/07/2026 à 06:14

Ça me fait penser à ce qu'ils ont tenté côté Saint-Louis avec notre centre-ville, les belles promesses de redynamisation et au final y'a quand même des volets fermés partout. J'espère sincèrement que pour le Butor ça se passera mieux, les espaces verts c'est bien mais si ça attire pas les gens à sortir de chez eux et à consommer local, les commerces du coin vont pas en voir la couleur. Le lé bon d'avoir une place arborée, encore faut-il qu'elle soit vivante.

M
Marie-Hélène 02/07/2026 à 06:06

Ce qui me touche dans cette démarche, c'est l'idée de réconcilier un quartier avec ses équipements culturels, le Théâtre de Champ-Fleuri et la Cité des Arts sont là depuis longtemps mais restent souvent perçus comme hermétiques par les habitants du Butor. L'amphithéâtre de plein air pourrait vraiment changer ça, à condition que la programmation soit pensée avec les associations locales et pas seulement importée de l'extérieur. On a des recherches assez claires sur ce sujet : la appropriation d'un espace public passe par l'implication des riverains dès la conception, pas seulement à la livraison. J'espère que la mairie aura prévu des ateliers participatifs dans la durée.

A
Alex 02/07/2026 à 06:02

Le projet est sympa sur le papier, mais j'aimerais voir les chiffres réels : combien de mètres carrés débitumisés, quel budget total, et surtout quel pourcentage vient de subventions PRUNEL versus budget propre de la ville. Les discours sur la végétalisation sont beaux, mais sans indicateurs concrets de suivi thermique avant/après, comment on mesure l'impact réel sur les températures ?