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Tests de dépistage des élus : la polémique s'emballe à Saint-Benoît

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Tests de dépistage des élus : la polémique s'emballe à Saint-Benoît

Saint-Benoît : la proposition de dépistage de drogues des élus enflamme le conseil municipal - Crédit Zinfos974 - Politique


Le conseil municipal de Saint-Benoît a viré à la polémique autour d'une proposition de dépistage volontaire des stupéfiants pour l'ensemble des élus. Au lendemain de la séance, les échanges ont continué par communiqués interposés, impliquant l'opposition, le maire et un député.

Jérémy Vidot, président du groupe d'opposition « Pour un Nouveau Saint-Benoît », a publié un communiqué critiquant le déroulement du conseil et réitérant sa proposition de soumettre tous les élus municipaux à des tests de dépistage. La mesure viserait selon lui à « renforcer l'exemplarité de la vie publique ». Il regrette qu'elle n'ait reçu aucune réponse lors de la séance.

La démarche s'inspire de la décision du Premier ministre Sébastien Lecornu d'instaurer des dépistages salivaires inopinés pour les responsables occupant des fonctions sensibles de l'État. Une différence notable toutefois : contrairement à la proposition bénédictine, les résultats de ces contrôles ne seront pas rendus publics.

Interrogé par Le Quotidien, le maire Patrice Selly a répondu avec ironie : « Qu'il commence par demander à son député, celui qui voit de la lumière blanche, avant de revenir nous voir. » L'allusion a provoqué la réaction du député Jean-Hugues Ratenon, qui a estimé dans un communiqué que le maire esquivait le fond du sujet. « Puisqu'il m'interpelle, je lui réponds simplement : chiche, allons-y ! Faisons les tests et rendons publics les résultats ! », écrit-il, en invitant Patrice Selly à en faire autant.

La séance avait par ailleurs été marquée par d'autres tensions. L'opposition a dénoncé la vente d'un terrain communal estimé à environ 100.000 euros pour 1.000 euros, réclamant davantage de transparence sur cette opération. Elle s'inquiète aussi de la baisse de l'épargne nette de la commune, qu'elle juge préoccupante pour les futurs investissements, et reproche à la majorité municipale ses critiques à l'encontre de la Région Réunion.

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6 commentaires

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M
Margaux 01/07/2026 à 16:28

Je découvre un peu la politique locale ici, en métropole on n'entendait pas vraiment parler de ce genre de proposition pour des élus municipaux. Est-ce que c'est une situation fréquente à La Réunion ou c'est vraiment exceptionnel ? Ce qui me frappe aussi c'est le terrain vendu à 1 000 euros, j'aurais du mal à trouver ça normal où que ce soit.

Z
Zilo 01/07/2026 à 16:13

Rendre les résultats publics c'est le seul truc qui donne du sens à la démarche, sinon c'est juste du security theater comme on dit. Lecornu fait des tests mais personne voit rien, Vidot propose la transparence totale, c'est lui qui a la meilleure archi du système là. Et Ratenon qui dit chiche, respect au moins il joue le jeu.

N
Naïma94 01/07/2026 à 15:19

Des tests salivaires, j'en fais passer régulièrement dans mon travail, c'est rien de compliqué techniquement. Mais rendre les résultats publics c'est une autre question, ça touche au secret médical et y'a un vrai débat là-dedans. Je trouve que Ratenon qui dit chiche c'est courageux, ou alors c'est qu'il sait très bien ce que donnera son test. Dans tous les cas la polémique cache surtout l'histoire du terrain, et ça c'est dommage.

O
Olivier 01/07/2026 à 15:14

La question de l'épargne nette qui baisse, ça c'est concret. Une commune qui n'investit plus, c'est comme une coopérative qui mange ses réserves, ça tient un temps et puis ça casse. Le reste, le dépistage, les communiqués, c'est de la bagasse qui brûle vite et qui laisse rien.

K
Karambole 01/07/2026 à 15:08

Un terrain communal à 100 000 euros vendu pour 1 000 euros, c'est ça qui me choque le plus dans cet article. Nous les maraîchers on galère pour accéder au foncier, on court après chaque mètre carré pour planter nos songes et nos brèdes, et là une commune brade un bien public sans même expliquer pourquoi. Les tests de dépistage c'est du spectacle, i fo parler de ce terrain-là.

P
Pti-Louis 01/07/2026 à 15:04

La mer elle se fâche pas pour rien. Les politiques, eux, ils se disputent sur des tests pendant que le terrain part à 1000 euros. Y'a des choses qui restent dans le fond et qui remontent jamais.