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Saint-André étend la cantine à 9 euros par an à tous les écoliers

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Saint-André étend la cantine à 9 euros par an à tous les écoliers

Saint-André : la cantine à 9 euros par an pour tous les écoliers dès la rentrée, l'extension du cimetière de Champ-Borne lancée - Crédit Zinfos974 - Politique


Dès la rentrée d'août, les familles de Saint-André ne paieront plus que 9 euros par enfant pour toute l'année scolaire à la cantine, sans condition de ressources. Le dispositif, jusqu'ici limité aux 2 347 élèves de maternelle, s'étend à l'ensemble des élèves des écoles élémentaires publiques jusqu'au CM2. C'est la principale annonce faite mercredi par le maire Joé Bédier lors d'une conférence de presse organisée avant le conseil municipal.

La commune scolarise 8 481 élèves dans le public, dont près de 7 960 fréquentent la restauration scolaire. Le forfait annuel sera réglé en une seule fois, à l'inscription ou au renouvellement. « La famille, quand elle inscrira son enfant, elle paiera une fois 9 euros, c'est terminé », a insisté l'édile. Pour une famille avec un enfant en maternelle et un autre en élémentaire, l'économie pourrait atteindre jusqu'à 396 euros par an selon les chiffres présentés par la ville. L'effort supplémentaire pour la collectivité est estimé à 933 000 euros. « Nous considérons que bien manger à l'école ne doit jamais dépendre des revenus des parents. C'est une mesure de pouvoir d'achat, mais aussi une mesure de justice sociale et de réussite éducative », a défendu Joé Bédier.

Autre dossier abordé ce mercredi : l'extension du cimetière de Champ-Borne, dont la livraison est prévue pour novembre 2026. Les travaux consisteront à gagner de l'espace sur l'emprise de l'actuel parking, qui sera déplacé à proximité. Un parking de 37 places sera créé. Environ 300 nouvelles concessions devraient être disponibles. « Avec 300 places, on est tranquille pour à peu près trois à cinq ans », a estimé le maire. Un columbarium de 48 cases, accompagné d'un puits de dispersion, d'une stèle du souvenir et d'un espace de recueillement, est déjà opérationnel depuis le premier semestre. La question d'un cimetière intercommunal est par ailleurs en réflexion à l'échelle de la Cirest. Le site de Patelin, d'abord envisagé, se heurterait à d'importantes contraintes géologiques. Joé Bédier évoque la piste de Bras-Panon pour accueillir cet équipement.

Le conseil municipal a aussi examiné l'adhésion de la ville à la convention Alcome, un dispositif de financement de la lutte contre les mégots dans l'espace public. « Le principe est simple : c'est le pollueur qui est le payeur », résume le maire. La commune pourrait percevoir jusqu'à 120 000 euros par an et recevoir 58 cendriers de rue ainsi que plus de 3 000 cendriers de poche.

Du côté de la petite enfance, 431 394 euros de subventions seront versés cette année aux associations gestionnaires des crèches de la commune, soit huit structures représentant 256 places d'accueil agréées. Enfin, le transfert du marché forain connaîtra un léger report : des travaux d'aménagement sur l'avenue de la République, dont la suppression du terre-plein central, doivent d'abord être achevés. « Tant que ce n'est pas fini, je leur ai dit de ne pas s'inquiéter, c'est à nous de nous débrouiller pour que ce soit opérationnel », a assuré Joé Bédier aux forains.

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6 commentaires

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Y
Yannick P 01/07/2026 à 16:32

@Karambole, tu soulèves exactement la bonne question. Dans le fret qu'on traite au Port, une bonne partie des denrées alimentaires bas de gamme qui rentrent à La Réunion vient de conteneurs groupés depuis Rungis ou des ports malgaches, et le prix à la sortie ça ne ressemble pas à ce qu'on voit sur les étiquettes en rayon. Si la commune veut vraiment que les 9 euros servent à quelque chose, il faudrait qu'elle négocie direct avec les producteurs locaux plutôt que de passer par des grossistes qui importent et revendent avec trois marges. C'est faisable, y'a des filières qui se structurent, mais ça demande une volonté politique qui va au-delà de l'annonce.

P
Patrick974 01/07/2026 à 15:23

La mesure est lisible et politiquement bien calibrée avant une période électorale, reconnaissons-le. Cela dit, l'effort de 933 000 euros annuels supplémentaires sur le budget communal n'est pas anodin pour une commune comme Saint-André. La vraie question est de savoir comment cet écart est compensé : dotations de l'État, réallocation budgétaire interne, ou endettement supplémentaire ? Ce n'est pas un détail, et l'article ne le précise pas.

R
Roselyne 01/07/2026 à 15:16

Dans les hauts on voit pas toujours les mêmes dispositifs arriver jusqu'à nous, mais cette mesure-là elle est simple et directe, c'est pour toutes les familles sans condition. Les marmaille du cirque méritent autant de manger correctement à l'école que ceux du bord de mer.

K
KékéSurf 01/07/2026 à 15:11

Respect pour la mesure, franchement. Et le truc sur les mégots avec les cendriers de plage, c'est pas mentionné mais j'espère que ça couvre aussi le littoral parce que c'est pas croyable ce qu'on ramasse à Saint-Leu après les week-ends.

K
Karambole 01/07/2026 à 15:09

Je vends sur les marchés de Saint-André depuis des années et je me pose quand même la question : d'où viennent les légumes servis dans ces cantines ? Si c'est de l'importation ou du conventionnel bas de gamme, l'effort financier de la commune ne règle qu'une partie du problème. Bien manger, c'est aussi manger local et de qualité. J'espère qu'il y a un volet sur l'approvisionnement, parce que les producteurs du péi-la sont là et prêts à livrer.

B
Bichik 01/07/2026 à 15:01

9 euros pour toute une année scolaire, ça fait réfléchir à ce que ça coûtait avant et à ce que les familles enduraient en silence.