Espace membre :

Suivez-nous

LADOM a accompagné 79 056 bénéficiaires ultramarins en 2025

Partager sur :
LADOM a accompagné 79 056 bénéficiaires ultramarins en 2025

Plus de 79.000 bénéficiaires accompagnés par LADOM en 2025 - Crédit Zinfos974 - Économie


L'Agence de l'Outre-mer pour la Mobilité (LADOM) a publié son rapport d'activité 2025. L'agence y indique avoir accompagné 79 056 bénéficiaires dans l'année, au titre de ses dispositifs liés aux études, à la formation, à l'insertion professionnelle et à la continuité territoriale.

Le rapport ne précise pas la répartition de ces bénéficiaires par territoire ; la part concernant La Réunion n'est pas indiquée.

Parmi les priorités affichées pour l'année figure la lutte contre le non-recours. Le directeur général de l'agence, Saïd Ahamada, a dit vouloir permettre à davantage d'Ultramarins d'accéder aux aides auxquelles ils ont droit. LADOM indique pour cela avoir renforcé sa présence sur le terrain, organisé des permanences et noué des partenariats avec des acteurs de l'emploi, de l'insertion et de la formation.

Les dispositifs de l'agence s'adressent aux habitants des territoires d'Outre-mer dont les projets d'études, de qualification ou d'insertion professionnelle ne peuvent pas aboutir localement. L'agence signale également avoir poursuivi la modernisation de ses outils, dans l'objectif de simplifier les démarches des usagers.

La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a qualifié la mobilité de « levier d'égalité des chances » pour les Ultramarins, saluant le travail des équipes de l'agence.

Source

8 commentaires

Écrivez votre commentaire...
P
Patrick974 24/06/2026 à 14:58

@Hugo Saline les bains, tu soulèves quelque chose d'important. La comparaison avec les agences bretonnes ou ligériennes est pertinente, mais il faut aussi considérer que LADOM n'est pas une agence de développement régional : son périmètre est national et ses contraintes budgétaires répondent à une logique centralisée. Ce n'est pas une excuse, c'est une réalité structurelle. Le vrai problème, c'est qu'on évalue une politique publique avec des indicateurs de volume, pas d'impact. 79 000 bénéficiaires, ça ne dit rien sur le taux d'insertion post-dispositif, ni sur le coût par bénéficiaire comme le note Sandrine. Sans ces données, le rapport est un document de communication, pas d'évaluation.

N
Naïma94 24/06/2026 à 14:27

Ce que je vis sur le terrain c'est exactement ça : des jeunes aides-soignantes, des étudiants en kiné, qui aimeraient se former en métropole mais qui ne savent même pas par où commencer avec LADOM. Y'a un vrai problème d'information à la source, pas seulement de démarches compliquées. Moi quand je suis arrivée ici y a sept ans c'était dans l'autre sens, mais j'entends tellement d'histoires de projets qui s'éteignent faute d'un accompagnement humain au départ.

T
Tom de l'Étang 24/06/2026 à 13:23

Ce que personne ne dit, c'est le coût humain des démarches quand elles n'aboutissent pas. J'ai des patients indépendants qui ont passé des semaines à monter un dossier LADOM pour une formation, pour finalement recevoir un refus sans explication claire. Ce type de stress administratif répété, ça use vraiment, et ça finit parfois par décourager des gens qui auraient eu le profil pour réussir leur projet. La lutte contre le non-recours c'est bien, mais il faudrait aussi penser à simplifier pour ceux qui essaient déjà.

P
PtiBatik 24/06/2026 à 12:17

Comme dit Pti-Louis, le temps que les démarches soient claires, beaucoup laissent tomber. Moi j'ai essayé il y a quelques années pour une formation en sérigraphie en métropole, j'ai jamais réussi à savoir si mon projet rentrait dans les cases. La mobilité comme levier d'égalité des chances, c'est beau sur le papier, mais i fo que les gens sachent vraiment à quelle porte frapper.

H
Hugo Saline les bains 24/06/2026 à 12:11

@Fifi430, c'est exactement ce qui manque pour pouvoir comparer. En Bretagne ou en Pays de la Loire, les agences de développement publient des données par bassin d'emploi, ce qui permet d'évaluer l'impact réel sur chaque territoire. Ici on a un chiffre global qui mélange La Réunion, la Martinique, la Guyane, Mayotte... impossible de savoir si les moyens sont répartis proportionnellement aux besoins. C'est dommage parce que le dispositif en lui-même a l'air solide, la lutte contre le non-recours c'est une vraie priorité qu'on voit peu affichée aussi clairement ailleurs.

S
Sandrine 24/06/2026 à 11:14

79 056 bénéficiaires sur l'ensemble des territoires d'outre-mer, lé pa fasil de savoir si le budget est bien calibré sans connaître le coût moyen par bénéficiaire. Ces données ne sont pas dans le rapport apparemment, ce qui rend l'évaluation vraiment compliquée pour quiconque veut comprendre l'efficience du dispositif.

P
Pti-Louis 24/06/2026 à 11:08

Les aides auxquelles on a droit, ça fait des années qu'on entend ça. Le temps qu'on comprend les démarches, le temps qu'on monte le dossier, souvent le projet il est passé à l'eau, comme beaucoup de choses par ici.

F
Fifi430 24/06/2026 à 11:01

Ce qui me frappe à la lecture de ce rapport, c'est l'absence totale de ventilation territoriale. 79 056 bénéficiaires toutes collectivités confondues, c'est un chiffre global qui ne permet aucune évaluation sérieuse de l'impact à La Réunion. Un rapport d'activité public devrait normalement permettre ce niveau de transparence, surtout pour une agence financée par l'État. La lutte contre le non-recours est une bonne intention, mais sans indicateurs territorialisés, difficile de mesurer si les actions menées ont réellement atteint notre population.