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Maymounati Moussa élue présidente de la Délégation aux Outre-mer du CESE

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Maymounati Moussa élue présidente de la Délégation aux Outre-mer du CESE

Qui est cette Réunionnaise à prendre les commandes des Outre-mer au CESE ? - Crédit Zinfos974 - Société


Maymounati Moussa, représentante du bassin océan Indien au Conseil économique, social et environnemental (CESE), a été élue à l'unanimité présidente de la Délégation aux Outre-mer de cette institution. Créée en 2010, cette délégation est la plus ancienne de ce type en France.

Dès sa candidature, elle a posé sa ligne : les Outre-mer ne doivent plus être vus « comme une charge à compenser », mais comme « un investissement stratégique pour la Nation ». Elle entend faire des territoires ultramarins « l'un des moteurs de la puissance économique, maritime, environnementale et géopolitique française du XXIe siècle ».

Concrètement, elle pilotera les travaux de la délégation et veillera à ce que les réalités des Outre-mer pèsent davantage dans les avis du CESE. Nadine Hafidou et Sabine Roux de Bézieux ont été élues vice-présidentes.

Pour le Groupe des Outre-mer, cette élection traduit la volonté de porter d'une seule voix les enjeux propres aux territoires ultramarins. Elle donne aussi une visibilité accrue au bassin océan Indien au sein d'une institution où se dessinent, souvent en coulisses, les grandes orientations des politiques publiques.

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6 commentaires

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K
Karambole 21/06/2026 à 14:25

Ce qui me touche dans ce qu'elle dit, c'est l'idée que nos territoires ont une valeur en eux-mêmes. Nous, à Sainte-Suzanne, on cultive des chouchous, du curcuma, du vakoa comestible, des choses qui poussent nulle part ailleurs en France métropolitaine. Si le CESE peut faire comprendre ça aux décideurs, que notre sol, notre eau, notre savoir-faire sont des richesses stratégiques et pas juste des exotismes à mettre sur une carte postale, alors cette délégation servira à quelque chose de concret.

T
Tom Bib 21/06/2026 à 13:20

Ce basculement de vocabulaire, passer de 'charge à compenser' à 'investissement stratégique', ça me rappelle le travail d'Édouard Glissant sur la créolisation du monde. Il répétait que les périphéries ne sont pas des marges, elles sont des laboratoires. Si Maymounati Moussa parvient à faire entendre cette logique au coeur du CESE, ce serait une petite révolution de paradigme. Reste que les institutions françaises ont une tradition bien ancrée de produire de beaux avis qui s'empilent dans des bibliothèques sans jamais vraiment changer les arbitrages budgétaires.

B
Boug du Lagon 21/06/2026 à 12:15

Elle parle de puissance environnementale française, ça m'intéresse. Parce que nos récifs coraliens, lé pa fasil de les protéger quand les politiques publiques mettent des années à se décider. Si le CESE peut peser sur ces dossiers-là, concrètement, alors oui cette élection a du sens.

M
Mamie Câline 21/06/2026 à 12:11

Ça fait du bien de voir une femme de chez nous accéder à ce genre de responsabilité. Dans les hauts, on a souvent l'impression que les décisions se prennent loin, très loin, sans vraiment penser à ceux qui vivent ici depuis toujours. J'espère que cette délégation pensera aussi aux petits territoires comme Cilaos, pas seulement aux grandes villes côtières.

S
Sébastien V. 21/06/2026 à 12:05

Une élection à l'unanimité, c'est un signal positif, il faut le reconnaître. Reste à voir si cette dynamique se traduit concrètement dans les avis rendus et, surtout, dans leur prise en compte réelle par les ministères compétents. Le CESE produit beaucoup de travaux de qualité qui restent malheureusement trop souvent sans suite opérationnelle. On suivra.

R
Rafiki 21/06/2026 à 12:01

Ce que je retiens surtout, c'est cette phrase sur les Outre-mer comme "investissement stratégique". Quand j'emmène des randonneurs dans Mafate, ils ne voient pas un territoire en marge, ils voient un patrimoine naturel unique au monde. Si le CESE commence enfin à raisonner comme ça, c'est une bonne nouvelle pour le péi.