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Municipales de Saint-Philippe : le recours d'Annielle Payet rejeté

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Municipales de Saint-Philippe : le recours d'Annielle Payet rejeté

De nombreuses accusations, mais pas de preuves : Annielle Payet perd son recours contre l’élection d’Olivier Rivière à Saint-Philippe - Crédit Zinfos974 - Politique


Le tribunal administratif a rejeté, ce vendredi 19 juin, la protestation électorale d'Annielle Payet, candidate soutenue par la gauche lors des municipales de Saint-Philippe.

Sur la vingtaine de moyens invoqués dans sa requête, aucun n'a convaincu les magistrats. Recrutements opportunistes, utilisation d'un drone communal à des fins de campagne, détournement de fonds publics, promotion de deux agents du SDIS inscrits sur la liste du maire : les accusations étaient nombreuses, les preuves insuffisantes.

Sur la question des procurations, le tribunal a estimé que leur nombre — 257 — ne pouvait à lui seul constituer une preuve de fraude, faute d'éléments précis sur les électeurs ou les bureaux de vote concernés. Concernant les contrats aidés dénoncés par Annielle Payet, les magistrats ont relevé qu'ils avaient été conclus après l'accord des financements de l'État, selon une pratique commune à l'ensemble des communes de l'île.

Le jugement s'appuie directement sur les observations produites par Olivier Rivière : entre septembre 2025 et février 2026, le nombre d'agents de la commune est passé de 383 à 356, en baisse régulière sur la période, et le nombre de PEC atteignait son niveau le plus bas en février 2026, à 64, contre plus de 80 auparavant. Le tribunal a estimé qu'Annielle Payet « ne conteste pas davantage utilement » ces éléments.

La candidate avait également mis en cause la participation du maire à deux événements organisés par le CCAS pendant la campagne, dont une manifestation pour la Journée de la femme. Les magistrats ont écarté ce grief : aucun élément sur la date, les modalités ou les propos tenus lors de ces événements n'avait été produit, et rien n'interdit à un maire d'exercer sa fonction de président du CCAS durant une période électorale.

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4 commentaires

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P
Patrick974 19/06/2026 à 12:14

@TataYoyo, je comprends l'émotion, mais il faut être honnête : un recours électoral ne se gagne pas sur des accusations, il se gagne sur des preuves documentées, chiffrées, localisées. 257 procurations, c'est un chiffre brut qui ne dit rien sans savoir dans quels bureaux, pour quels électeurs, avec quelles irrégularités. C'est la base du droit de la preuve. La question que je me pose, c'est celle des moyens mis à disposition des candidats de l'opposition pour constituer ces preuves dans les délais impartis, parce que là, structurellement, le rapport de force n'est pas équilibré.

T
Thierry Lebon 19/06/2026 à 11:12

Une précision utile sur les contrats aidés : le tribunal rappelle à juste titre que ces recrutements suivent l'accord de financement de l'État, ce qui est effectivement la procédure normale pour les PEC dans toutes les communes réunionnaises. Ce n'est pas le maire qui décide unilatéralement du volume, c'est une enveloppe négociée avec la Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités. Critiquer cela sans connaître le mécanisme, c'est prendre le risque de plaider à côté.

Z
Zilo 19/06/2026 à 11:06

Le coup du drone communal utilisé pour la campagne, si c'était vrai, ça aurait été chaud. Mais apparemment zéro preuve concrète produite. C'est le genre d'accusation qui fait buzzer mais qui tient pas à l'arrivée.

T
TataYoyo 19/06/2026 à 11:01

Tout ça pour rien au final. Cette femme a passé des mois à rassembler des preuves, elle a mis son nom là-dessus, et les juges disent que c'est pas suffisant. Je la plains pas, mais je comprends que ça fait mal. Les choses à Saint-Philippe, elles se passent toujours entre les mêmes familles, les mêmes têtes, et les domoun du dehors ont du mal à rentrer. C'est pas d'aujourd'hui.