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Fonds européens agricoles : La Réunion 2e parmi huit autorités de gestion

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Fonds européens agricoles : La Réunion 2e parmi huit autorités de gestion

La Réunion distinguée pour sa gestion des fonds européens agricoles - Crédit Zinfos974 - Société


Le Département de La Réunion occupe la 2e place parmi les huit autorités de gestion utilisant le réseau EUROPAC, d'après le bilan national de mise en œuvre des fonds européens agricoles du Plan stratégique national 2023-2027, arrêté au 1er mai 2026.

En tant qu'autorité de gestion du Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), le Département affiche un taux d'erreur de 3,72 % sur les flux d'engagement, contre une moyenne nationale de 4,88 %. Cet indicateur mesure la fiabilité des données transmises aux systèmes dématérialisés nationaux et européens, et conditionne la sécurisation des dossiers financés.

Ce résultat s'inscrit dans la continuité de la période précédente : à la clôture du programme 2014-2022, le 31 décembre 2025, la collectivité avait atteint un taux de réalisation de 99,3 %, se classant alors au deuxième rang national toutes autorités de gestion confondues.

« Ce résultat témoigne du professionnalisme des équipes de la collectivité et de leurs partenaires, mobilisés pour accompagner les agriculteurs et les porteurs de projets tout en assurant une gestion rigoureuse des fonds européens », a déclaré Cyrille Melchior, président du Département.

Plus de 1 600 dossiers d'agriculteurs ont déjà été programmés dans le cadre du programme en cours. Le Département précise toutefois que certains engagements déjà conventionnés ne sont pas encore intégralement enregistrés dans les outils nationaux de suivi, ce qui, selon lui, ne reflète pas pleinement l'avancement réel du programme.

Parmi les territoires ultramarins, La Réunion fait figure d'exception. Seules les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Normandie, qui disposent d'outils de gestion différents, affichent des niveaux d'avancement supérieurs. Les résultats des autres autorités de l'Hexagone restent globalement très proches.

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8 commentaires

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P
Pti-Louis 16/06/2026 à 15:28

99,3% de réalisation, 2e rang national... ça fait des beaux chiffres à lire. Moi j'ai arrêté la pêche, j'ai monté un gîte, et pour le moindre dossier d'aide j'ai passé des mois à courir. La mer elle attend pas les papiers, elle. Que le Département gère bien les formulaires, tant mieux, mais les petits qui sont sur le terrain i fo qu'ils en voient quelque chose aussi.

S
Sébastien V. 16/06/2026 à 14:50

@Roselyne, vous soulevez quelque chose d'important. Un taux d'erreur de 3,72 % représente un effort réel des équipes de gestion, il faut le reconnaître, surtout compte tenu de la complexité des procédures de vérification imposées par les règlements européens. Cela dit, la réserve mentionnée dans l'article sur les engagements conventionnés pas encore intégralement enregistrés mérite attention. Ce type de décalage entre la réalité terrain et les outils de suivi nationaux est un classique qui peut peser sur les indicateurs finaux si les équipes ne maintiennent pas ce rythme jusqu'à la clôture du programme.

J
JeanFrak 16/06/2026 à 14:20

Les fonds FEADER financent aussi du bâti rural, des réhabilitations de corps de ferme, des aménagements agricoles. Et là, franchement, le bilan esthétique dans certaines zones est pas glorieux. Un bon taux de gestion administratif, c'est bien, mais ça dit rien sur la qualité architecturale de ce qu'on a construit avec cet argent. J'attends toujours de voir des cahiers des charges qui imposent une vraie cohérence patrimoniale, pas juste du bardage métallique posé n'importe où sur un paysage de cirque.

A
Alex 16/06/2026 à 13:37

@Zilo, exactement, et c'est là où ça devient intéressant techniquement. Un taux d'erreur sur les flux d'engagement, ça mesure la qualité des données transmises aux systèmes dématérialisés, pas la qualité des projets financés sur le terrain. Le Département lui-même reconnaît que certains engagements conventionnés ne sont pas encore enregistrés dans les outils nationaux. Donc le classement 2e place repose en partie sur une métrique de saisie informatique, pas forcément sur l'impact réel pour les agriculteurs. C'est une belle perf administrative, mais j'aimerais qu'on distingue mieux les deux.

Z
Zilo 16/06/2026 à 12:16

EUROPAC, FEADER, taux d'erreur sur les flux d'engagement... c'est quasiment du jargon de base de données là. Mais le fond est intéressant, la fiabilité des données transmises conditionne si les dossiers sont sécurisés ou pas. Au fond c'est un problème de data quality comme on verrait dans n'importe quel système d'info. Respect quand même si La Réunion s'en sort mieux que la moitié de l'Hexagone.

K
Karambole 16/06/2026 à 12:12

Un taux de réalisation de 99,3% sur le programme précédent, ça sonne bien, mais j'aimerais savoir combien de ces 1600 dossiers concernent vraiment les petits producteurs en bio ou en circuits courts. Parce que sur les marchés, on est plusieurs à avoir attendu très longtemps des versements, et le fameux décalage entre ce qui est « conventionné » et ce qui est enregistré dans les outils, on l'a bien vécu dans nos trésoreries.

R
Roselyne 16/06/2026 à 12:09

Je sais ce que c'est de monter un dossier pour une aide européenne. Ici à Salazie, avec les éboulements, les routes coupées, les formulaires à rendre dans les délais, c'est jamais simple. Si le Département a vraiment un taux d'erreur plus bas que la moyenne nationale, c'est une bonne chose pour les familles du cirque qui ont des projets en attente. Mais moin lé toujours en train d'espérer que ça se traduit aussi par des délais de paiement plus courts sur le terrain.

R
Rafiki 16/06/2026 à 12:05

Dans les cirques, quand on accompagne les randonneurs à travers Mafate ou Salazie, on voit l'état des chemins, des refuges, des espaces naturels. Ces fonds FEADER financent aussi des projets qui touchent à l'aménagement rural et au maintien des activités en altitude. Un classement 2e au niveau national, ça veut dire que les dossiers passent, que l'argent arrive vraiment. C'est concret pour les gens qui vivent dans ces territoires éloignés.