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La Réunion prépare son Plan Alimentaire Territorial 2026-2031

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La Réunion prépare son Plan Alimentaire Territorial 2026-2031

Produire local et manger mieux : le Département ouvre une nouvelle étape de sa feuille de route alimentaire - Crédit Zinfos974 - Société


Près d'une centaine d'acteurs se sont retrouvés le 5 juin au CIRAD de Saint-Pierre pour jeter les bases du futur Projet Alimentaire Territorial (PAT) de La Réunion, qui couvrira la période 2026-2031. Ces 3e Assises départementales de l'alimentation, organisées par le Département, ont réuni des représentants du monde agricole, des associations, des collectivités, des chercheurs et des citoyens. L'objectif : tirer les leçons du premier PAT, lancé en 2023 sous l'intitulé « Sa ki fé ansanm pou manz péi », et bâtir le plan d'actions à venir.

Serge Hoareau, vice-président du Département délégué à l'agriculture et aux affaires européennes, a rappelé l'ambition du projet : « construire une Réunion plus résiliente, plus solidaire et plus autonome, capable de nourrir durablement sa population ». En trois ans, plusieurs dispositifs ont déjà vu le jour — fermes départementales en espaces-tests, paniers solidaires, sensibilisation dans les collèges, valorisation des biodéchets en restauration scolaire. Pour Murielle Chane, responsable des projets filières agricoles au Département, le fil directeur est la transversalité : « L'objectif, c'est vraiment d'avoir des actions construites en transversalité et de favoriser de manière globale une alimentation plus saine, plus locale, plus durable et accessible à tous. »

La question des débouchés reste un point sensible pour les producteurs biologiques. Alexandra Garcera, responsable du groupement des agriculteurs bio de La Réunion, liste les difficultés qui persistent : accès à l'eau, coûts de production élevés, aléas climatiques, pression sanitaire. « La production biologique existe. Elle se développe, mais ce n'est pas facile », résume-t-elle. L'intégration dans la restauration collective figure parmi les chantiers prioritaires identifiés lors des assises.

La précarité alimentaire a également été abordée. Le Département expérimente déjà, sur certains territoires, un dispositif de distribution de produits frais aux familles en difficulté, en complément des colis alimentaires habituels. Le mécanisme fait le lien entre des agriculteurs peinent à écouler leur production et des ménages en situation de vulnérabilité. Selon Nathalie Payet, responsable d'un service prévention, insertion et polyvalence, des financements obtenus pour les prochaines années devraient permettre de l'étendre. Les contributions recueillies lors de cette journée doivent désormais nourrir la construction du prochain plan d'actions alimentaire départemental.

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