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Saint-Denis lance des chèques alimentaires pour les travailleurs modestes

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Saint-Denis lance des chèques alimentaires pour les travailleurs modestes

Saint-Denis : les premiers chèques "Coup de pouce" distribués aux travailleurs modestes - Crédit Zinfos974 - Société


Vendredi 15 mai, la Ville de Saint-Denis et son Centre communal d'action sociale (CCAS) ont remis les premiers chèques « Coup de pouce » à plusieurs dizaines de Dionysiens. Ce dispositif exceptionnel d'aide alimentaire cible les travailleurs modestes fragilisés par la hausse des prix des carburants.

Deux chèques de 20 euros, distribués sur deux mois. C'est la réponse concrète qu'a choisie la municipalité. L'objectif n'est pas de rembourser l'essence, mais de compenser les arbitrages budgétaires auxquels certaines familles sont contraintes. « Quand 20 ou 40 euros partent désormais dans le réservoir, ce sont autant d'euros qui disparaissent du panier de courses », explique la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts. « L'idée, c'est d'éviter que les familles aient à choisir entre se déplacer pour travailler et remplir le frigo. »

Les premiers bénéficiaires correspondent bien au public visé : aides à domicile, salariés en alternance, parents isolés, seniors actifs — des personnes qui travaillent mais restent exposées à la précarité. « Beaucoup de femmes sont venues ce matin, avec des situations parfois très précaires malgré une activité professionnelle », relève Ericka Bareigts. Depuis le lancement, 250 inscriptions ont été enregistrées sur la plateforme numérique dédiée. La municipalité estime que jusqu'à 10 000 personnes pourraient être éligibles, entre les bénéficiaires déjà suivis par le CCAS et les nouveaux demandeurs.

Pour accéder à l'aide, trois documents suffisent : une carte grise, une fiche de paie et un justificatif de domicile. Les démarches s'effectuent entièrement en ligne. La maire tient à lever les réticences liées à la demande d'aide sociale : « Il ne faut surtout pas avoir honte. C'est un accompagnement ponctuel pour des travailleurs qui font déjà beaucoup d'efforts au quotidien. »

Initialement prévu pour deux mois, le dispositif pourrait être prolongé si la situation le justifie. Les inscriptions resteront ouvertes tant que l'enveloppe budgétaire ne sera pas épuisée. La municipalité réfléchit par ailleurs à une révision plus durable des critères d'accès au CCAS, pour intégrer davantage de travailleurs modestes dans les aides sociales municipales.

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6 commentaires

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R
Rafiki 18/05/2026 à 08:18

Quand on passe ses journées dans les cirques à raconter l'histoire du péi, on croise régulièrement des prestataires locaux, guides, porteurs, accompagnateurs qui cumulent les petits contrats sans jamais vraiment sortir la tête de l'eau. Ce genre de dispositif, je me demande s'ils y seraient éligibles, parce que leurs fiches de paie sont souvent irrégulières selon les saisons.

L
Lastron-Leïla 18/05/2026 à 07:57

@Patrick974, tu soulèves un point crucial sur le canal numérique. 250 inscriptions sur un potentiel de 10 000, ça fait vraiment réfléchir. Les aides à domicile et les alternants qu'on cible ici, c'est souvent des gens qui ont peu de temps pour naviguer sur une plateforme entre deux missions. Un accueil physique en mairie ou au CCAS en parallèle aurait peut-être facilité les choses, non ?

P
Patrick974 18/05/2026 à 07:48

L'intention est louable, mais quelques questions méritent d'être posées. Sur 10 000 éligibles potentiels, 250 inscriptions en quelques jours, c'est un démarrage timide. Est-ce que le canal numérique est vraiment adapté au public visé, des gens parfois éloignés du tout-digital ? La question du budget non précisé dans l'article se pose aussi. Si l'enveloppe est limitée et que la communication monte, comment gère-t-on l'équité d'accès entre les premiers inscrits et ceux qui découvriront le dispositif plus tard ? Ce sont ces détails opérationnels qui font la différence entre une belle annonce et un vrai service public.

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Yannick P 18/05/2026 à 07:46

40 euros sur deux mois, lé pa fasil de dire que ça change la vie, mais bon, c'est toujours ça de pris pour les aides à domicile qui font des tournées et se tapent le carburant chaque matin.

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Hugo Saline les bains 18/05/2026 à 07:39

Intéressant comme approche. En Loire-Atlantique j'avais vu des dispositifs similaires portés par des CAF ou des associations, mais c'était rarement aussi ciblé sur les travailleurs modestes spécifiquement. La nuance avec les personnes qui ne sont pas sans emploi mais restent précaires, c'est souvent ce qu'on rate dans les aides classiques. Curieux de voir si d'autres communes de l'île vont s'en inspirer.

M
Mickaëla 18/05/2026 à 07:33

Ce qui me touche dans cette initiative, c'est le message que la maire envoie en disant qu'il ne faut pas avoir honte de demander de l'aide. Beaucoup de personnes bloquent là-dessus, c'est un vrai frein psychologique. Prendre soin de soi et de sa famille, c'est aussi une forme de courage.