Espace membre :

Suivez-nous

Mayotte : fermetures administratives après des contrôles

Partager sur :
Mayotte : fermetures administratives après des contrôles

Plusieurs établissements fermés administrativement après des contrôles du CODAF


La préfecture de Mayotte a annoncé jeudi 7 mai la fermeture administrative de plusieurs établissements, à la suite de contrôles menés par le Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) dans le cadre de la lutte contre les fraudes et de la protection de la santé publique.

Quatre commerces sont concernés. Le Terminus Bar, situé route des Badamiers à Dzaoudzi, a été fermé pour travail dissimulé. Trois autres établissements ont été sanctionnés pour manquements aux règles d'hygiène et de sécurité alimentaire : la Brochetterie X Nafisa à Tsingoni, Le Rendez-vous chez Cousin au rond-point du Baobab à Mamoudzou, et la Boulangerie de Combani, également à Tsingoni. « Ces interventions ont mis en évidence plusieurs infractions graves », indique la préfecture dans son communiqué.

Ces opérations s'inscrivent dans la continuité de l'opération Kingia, lancée le 7 avril. Le 24 avril, sept établissements avaient déjà fait l'objet d'une fermeture administrative. Trois commerces de Pamandzi — le Super Bazar, Nourdine Siti-Hykma et Somany Eléonord — avaient été visés pour travail dissimulé. Quatre restaurants avaient également été sanctionnés pour non-respect des normes sanitaires : Le Dékalé à Mtsapéré, Resto Renad à Mamoudzou, Resto plein air à Cavani et Mamie Sara Resto à Dembéni.

Les fermetures sont temporaires. Elles restent en vigueur jusqu'à ce que les services de l'État constatent une remise en conformité complète. Les gérants doivent corriger l'ensemble des manquements relevés — qu'il s'agisse d'hygiène, de stockage des denrées ou d'entretien des locaux — avant de pouvoir solliciter un nouveau contrôle.

Lors du bilan de mi-parcours de l'opération Kingia, le 29 avril, le préfet François-Xavier Bieuville avait fait état de 50 opérations CODAF réalisées. Ces contrôles ont ciblé des marchands de sommeil, des commerces, des motos-taxis qualifiés de « taxis mabawas », ainsi que des réseaux de prostitution. « Ces contrôles visent à garantir le respect des règles, préserver une concurrence loyale et assurer la protection des consommateurs », rappelle la préfecture.

0 commentaire

Écrivez votre commentaire...
💬

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !