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Au Tampon, le maire rejette le «trésor communal» et défend «l'argent du peuple»

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Au Tampon, le maire rejette le «trésor communal» et défend «l'argent du peuple»

Au Tampon, le maire balaie l'idée d'un "trésor communal" et défend "l’argent du peuple"


Le conseil municipal du Tampon a voté son budget primitif 2026 dans une atmosphère tendue. Élu en mars dernier, Alexis Chaussalet, 32 ans, défend une ligne de transition assumée, y compris là où elle tranche avec ses positions passées. Parmi les points de friction : l'idée d'un « trésor communal » qu'aurait laissé l'ancienne équipe, qu'il a fermement écartée.

La nouvelle majorité a choisi de ne pas interrompre plusieurs chantiers engagés sous la mandature précédente : voie urbaine, Parc du Volcan, travaux de réhabilitation. Une continuité qui peut étonner. « Il serait irresponsable de notre part d'y mettre fin. On laisse des entreprises, des gens, des projets s'arrêter le bec dans l'eau », a justifié le maire. Sans pour autant renier ses positions : « Notre opposition au projet du Parc du Volcan est identique, mais que souhaitez-vous faire d'un projet déjà bâti, le laisser fermer ? » Nathalie Bassire, dans l'opposition, a maintenu son vote contre ces dossiers.

Les taux d'imposition sont gelés. Aucune hausse fiscale ne sera demandée aux ménages malgré les contraintes budgétaires. Jean-Richard Lebon, pour l'opposition, a invoqué « le véritable trésor communal » hérité de l'ancienne équipe pour expliquer cette marge de manœuvre. La formule a provoqué une réplique sèche d'Alexis Chaussalet : « On parle bien des finances nécessaires à l'amélioration des conditions de vie des Tamponnais. C'est l'argent du peuple et il faut qu'il serve au peuple. »

Le budget 2026 prévoit 96 millions d'euros de dépenses réelles de fonctionnement, en hausse de 2,32 % par rapport à 2025, portée notamment par les charges de personnel. Côté investissement, 84 millions d'euros sont inscrits, dont 38 millions en équipements. Au programme : le recrutement de 32 ATSEM, la création de quatre postes de police municipale et le déploiement des « 30 Kaz 2 Kartié », dispositifs de démocratie locale. La capacité de désendettement est fixée à 6 ans, sous le seuil de vigilance de 12 ans.

Le maire a dénoncé « la structuration entière de services avec des contrats PEC », estimant que la précédente majorité s'était « déraisonnablement appuyée sur des emplois voués à disparaître ». Patrice Thien Ah Koon a pointé une hausse de 14,52 % de l'octroi de mer entre 2025 et 2026, une taxe « nécessaire pour notre budget mais en même temps, supportée par l'ensemble de la population ». Alexis Chaussalet a répondu : « Je constate que la critique sur la Région est facile, mais lorsque nous avions besoin des fonds de la Feder ou de la Région pour faire des aires de jeux, on vous entendait moins critiquer. »

Jacquet Hoarau a défendu le bilan de l'ancienne équipe, affirmant ne pas avoir laissé un trésor, « mais de très bons ratios ». Le conseiller municipal Aurélien Picard lui a répondu : « Parler de bonne gestion, ça s'est fait sur le dos de la qualité de vie au travail des agents communaux. » Les travaux de voirie, la poursuite du programme d'aires de jeux, la réception de crèches et les études pour de nouveaux barrages collinaires figurent également au programme 2026.

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