Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se réunissent ce mardi au Luxembourg pour débattre de l'accord d'association entre l'UE et Israël. Plusieurs États membres réclament une révision du texte, voire sa suspension, dans un contexte de vives tensions diplomatiques au Proche-Orient.
L'Espagne, l'Irlande et la Slovénie ont cosigné une lettre demandant un réexamen de l'accord, en vigueur depuis 2000. Madrid va plus loin et exige sa rupture pure et simple — une décision qui exigerait l'unanimité des 27. « Des États membres ont mis ce sujet sur la table », a confirmé lundi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
La Commission européenne, elle, avance une option intermédiaire : une suspension partielle, ciblant notamment le volet commercial. Cette mesure pourrait être adoptée à la majorité qualifiée, sans avoir à réunir l'unanimité. Elle avait déjà échoué par le passé face aux réticences de plusieurs États membres, dont l'Allemagne.
Ce débat ressurgit alors que la situation en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967, et les opérations militaires israéliennes au Liban alimentent les critiques au sein de l'UE. Début avril, la France avait déjà évoqué la possibilité de réexaminer l'accord, après des frappes jugées « disproportionnées » et des violences de colons.


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