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Le Tampon : vives tensions autour des indemnités d'élus

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Le Tampon : vives tensions autour des indemnités d'élus

Le Tampon : polémique sur les indemnités, un collectif appelle à la vigilance


L'enveloppe des indemnités municipales votée au Tampon passe de 36 830 euros en 2024 à 38 885 euros en 2026. Une hausse de 2 055 euros qui suscite la colère d'un collectif citoyen, qui dénonce un écart entre les discours et les faits.

Les « Tamponnais vigilants » ont épluché les délibérations. Leur constat : malgré les annonces de baisse affichées par la nouvelle équipe d'Alexis Chaussalet, les chiffres racontent autre chose. L'indemnité du maire recule de 0,01 euro, celle des adjoints de 41 euros, mais les adjoints de quartier gagnent 390 euros supplémentaires. Les conseillers municipaux, eux, voient leur enveloppe progresser de près de 1 885 euros. « Cette situation traduit un profond cynisme du maire en place », fustige le collectif dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

La municipalité défend sa gestion. Le cadre légal des indemnités repose sur une formule nationale : indice de référence de la fonction publique, valeur du point fixée par l'État, taux maximum légal. « La commune ne peut agir que sur un seul levier : baisser les taux », rappelle-t-elle. Les adjoints sont passés de 32 % à 31 %, les conseillers délégués de 13,5 % à 13 %. Un adjoint perçoit désormais environ 1 000 euros net par mois, contre 1 050 euros auparavant. Un conseiller délégué touche 430 euros net, contre 450 euros.

La hausse globale tient aussi à la démographie. Le Tampon a franchi le seuil des 80 000 habitants, ce qui a fait passer le conseil municipal de 49 à 53 élus — une évolution automatique prévue par le Code général des collectivités territoriales. La mairie précise par ailleurs que 1 808 euros de l'enveloppe légale n'ont pas été consommés.

Les élus ont également voté lundi une majoration de 15 % des indemnités du maire, des adjoints et des conseillers délégués, au titre du statut de « commune siège du bureau centralisateur de canton », un critère légal. L'opposition s'est abstenue.

Le collectif entend maintenir la pression. « La confiance publique exige rigueur, honnêteté et clarté », martèle-t-il. Il suivra notamment si Alexis Chaussalet tient son engagement de campagne de ne pas cumuler les indemnités de fonction pour lui et son équipe.

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