« Une volonté d'humilier ». Les mots de Mario Edmond, adjoint de Jeannick Atchapa à Bras-Panon, ont claqué dans l'hémicycle ce jeudi 9 avril. L'élu a découvert avec stupéfaction que les maires des « petites communes » n'obtenaient plus qu'un seul siège de vice-présidence au lieu de deux auparavant.
Contrairement à l'usage d'un pré-conseil, les maires de Salazie, de la Plaine des Palmistes, de Bras-Panon et de Sainte-Rose n'avaient pas été informés de cette décision. Saint-André et Saint-Benoît s'étaient entendus pour diviser par deux leurs vice-présidences. Pire : leur unique poste est relégué entre la onzième et la quatorzième place du protocole.
« Quand une commune a deux élus et deux vice-présidents, cela signifie qu'elle a 100 % de vice-présidents », a justifié Joé Bédier face à l'uppercut. Le nouveau président de la Cirest a invoqué le « prorata de population » et le « rapport de force » démographique pour expliquer cette redistribution des pouvoirs.
Sidoleine Papaya, maire de Salazie, s'est inquiétée de la faible importance accordée aux quatre petites villes à travers cet ordre protocolaire bousculé. Seul Johnny Payet, maire de la Plaine des Palmistes, a accepté la nouvelle formule : « Chacun a sa méthode, on s'adapte. C'est ça la politique. »
Cette mandature communautaire s'ouvre donc sur une nouvelle entente entre Saint-Benoît et Saint-André. Les quatre autres communes semblent déjà en payer le prix politique.


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