Les 48 élus de la Cirest se retrouvent ce jeudi 9 avril pour élire leur nouveau président. Aucun accord n'a été trouvé et trois scénarios restent possibles, jusqu'à une triple candidature.
Comme en 2020, tout pourrait se jouer la veille au soir lors d'une réunion secrète entre les maires de l'Est. Cette fois, l'objectif affiché est d'éviter les tensions de la précédente mandature. « L'idée c'est de sortir la politique de la Cirest de la laisser dans les conseils municipaux », espère un acteur du dossier.
Les rapports de force se sont morcelés. Joé Bédier dispose de 17 voix, Patrice Selly de 14, Jeannick Atchapa de 5. Johnny Payet, Sidoleine Papaya et Dominique Panambalom comptent chacun 2 voix. Laurent Virapoullé a 5 voix dans l'opposition, Jean-Hugues Ratenon une seule. Il faut 25 voix sur 48 pour l'emporter.
Les « petites » communes ont formé un bloc et réclament une présidence partagée, voire tournante, sur les sept ans de mandature. Elles auraient proposé trois ans pour Bras-Panon, puis quatre ans pour Saint-André, avec un démarrage confié à Jeannick Atchapa. Joé Bédier refuse catégoriquement d'attendre et revendique une double légitimité : le poids démographique de Saint-André et une promesse électorale.
Saint-Benoît pourrait faire basculer l'élection. Patrice Selly a affiché un message d'apaisement lors de l'investiture de Joé Bédier, laissant entrevoir un possible ralliement. Avec 32 voix potentielles, l'élection serait alors bouclée pour le maire de Saint-André.
Laurent Virapoullé évoque « une impasse » et n'exclut pas de voter pour Patrice Selly. Il juge le PLR « largement minoritaire dans la plupart des communes de l'Est » et donc non légitime pour présider. En cas de vote à la majorité relative au troisième tour, Saint-Benoît et l'opposition saint-andréenne pèseraient 19 voix, assez pour l'emporter sans les communes rurales. « Il y a un jeu de poker menteur, tous les scénarios sont encore possibles », confie un proche du dossier.


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