Le député réunionnais Philippe Naillet exige que le lycée de Bois-de-Nèfles change de nom après les propos controversés de Mémona Hintermann-Afféjee sur CNews. Dans un communiqué diffusé mercredi, l'élu condamne fermement les déclarations de la journaliste réunionnaise qu'il juge « inacceptables ».
Philippe Naillet dénonce des propos qui minimiseraient les attaques racistes visant Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis. L'élu apporte son « soutien plein et entier » à l'édile et rappelle que « la République doit protéger ses élus et ses citoyens contre toute forme de discrimination ».
Pour le député, de tels propos ne peuvent rester sans réaction dans un contexte de tensions renouvelées autour des questions raciales et politiques.
Le parlementaire replace cette controverse dans l'histoire réunionnaise. Il évoque une île « marquée par l'esclavage », dont les blessures restent présentes, et dénonce toute parole qui contribue « à la perpétuation de stéréotypes et de préjugés ». Dans un climat qu'il juge marqué par une progression des idées d'extrême droite, Philippe Naillet appelle à une vigilance collective face à la banalisation du racisme.
Sa demande de changement de nom pour l'établissement scolaire durcit le ton dans cette séquence politique. Selon lui, un lycée ne peut porter le nom d'une personnalité dont les propos « contribuent à diviser notre société ». Cette sortie intervient alors que la polémique autour des déclarations de Mémona Hintermann-Afféjee continue de prendre de l'ampleur à La Réunion, avec des répercussions jusque dans les sphères institutionnelles.


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