Réélu avec seulement 34 voix d'avance, Joé Bédier a pris samedi ses fonctions pour un second mandat à la tête de Saint-André. Du jamais vu depuis 25 ans dans cette commune de l'Est.
Près de 500 personnes se sont rassemblées sous la halle couverte du stade Sarda-Garriga pour cette première séance du conseil municipal. Malgré les craintes de débordements après l'appel de Laurent Virapoullé sur les réseaux sociaux, tout s'est passé dans le calme. Seules quelques huées ont accueilli l'annonce de l'abstention du groupe d'opposition et de ses onze élus.
Dans l'assistance : la présidente de Région Huguette Bello, les maires Patrick Lebreton (Saint-Joseph) et Emmanuel Séraphin (Saint-Paul), les députés Jean-Hugues Ratenon et Frédéric Maillot. La venue de Patrice Selly, président de la Cirest et maire de Saint-Benoît, n'est pas passée inaperçue. « L'heure n'est plus aux dissensions », a déclaré ce dernier, affichant un message d'apaisement assumé entre les deux édiles.
Dans son discours, Joé Bédier a dénoncé « une coalition des anciens » - visant Laurent Virapoullé et Eric Fruteau - plutôt qu'un « front républicain ». Il a réaffirmé son objectif de créer plus de 3 000 emplois durant cette mandature grâce à de nouvelles zones d'activité et infrastructures. « Nous allons bâtir le Grand Saint-André, cette mandature sera celle des quartiers et de la proximité », a-t-il annoncé, fixant rendez-vous en 2030 pour un premier bilan.
Jean-Marc Péquin conserve son poste de premier adjoint, tandis que Gilberte Rayepin Moutoussamy devient deuxième adjointe. Treize adjoints ont été élus, auxquels s'ajoutent quatre adjoints de quartier pour Fayard, la Cressonnière, Cambuston et le centre-ville. Laurent Virapoullé, désormais chef de l'opposition, a promis de « représenter dignement » les 12 241 électeurs qui ont voté pour sa liste « dans un esprit constructif et républicain ».


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