Les maires de Bras-Panon, Salazie, La Plaine-des-Palmistes et Sainte-Rose se sont réunis lundi soir pour définir une stratégie commune. L'enjeu : peser davantage dans la bataille qui s'annonce pour la présidence de la Cirest, après six ans de « guerre larvée » entre Saint-André et Saint-Benoît.
La réélection de Joé Bédier à Saint-André relance la course à la présidence de l'intercommunalité. Le maire revendique le poste en s'appuyant sur les 17 sièges de sa commune sur les 48 que compte le conseil (majorité à 25). « À elle seule, Saint-André pèse 45 % des voix », fait valoir son entourage. La commune considère avoir été flouée il y a trois ans, quand un accord sur la présidence n'avait pas été honoré par Patrice Selly.
Les tensions demeurent vives entre les camps Virapoullé et le président sortant de la Cirest. Jean-Marie Virapoullé reproche à Patrice Selly d'avoir épaulé Joé Bédier « dans les derniers jours précédant le second tour », évoquant un « accord » pour la présidence. L'équipe du maire réélu dément catégoriquement : « Selly à la Cirest, on a donné ».
Les « petites » communes comptent désormais jouer un rôle clé. Elles réclament une « gouvernance apaisée » et n'excluent pas l'idée d'une présidence tournante. Certains évoquent même le nom de Jeannick Atchapa comme possible « président du consensus ». Ce scénario exigerait cependant le soutien de Saint-Benoît pour faire échec aux ambitions saint-andréennes.
Du côté de Saint-Benoît, on suit attentivement les manœuvres en cours. La commune de Patrice Selly pourrait faire l'arbitre, tout en espérant « profiter d'un trou de souris pour conserver la main sur la stratégique Cirest ».


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