197 voix d'écart au premier tour. C'est le mince fossé qui séparait dimanche dernier Laurent Virapoullé, arrivé en tête, de son frère Jean-Marie, classé troisième. Mardi, à la sortie de la sous-préfecture de Saint-Benoît, les deux hommes ont officialisé leur alliance en déposant une liste commune baptisée « Les Saint-Andréens d'abord ».
« Si nous sommes maintenant unis pour gagner, c'est pour rassembler au-delà et reconstruire enfin Saint-André », affirme Jean-Marie Virapoullé. Une union qu'il présente comme « une évidence au regard des résultats du premier tour ». Son frère Laurent évoque un accord « équilibré », obtenu après deux jours de négociations. « Rassembler n'est pas une tâche facile. Cela demande de l'humilité et de faire un pas vers l'autre », explique-t-il.
L'accord intègre douze colistiers de Jean-Marie Virapoullé en position éligible. Ce dernier occupe la cinquième place sur la liste menée par son frère. Concernant la présidence de la Cirest, Laurent Virapoullé précise que Jean-Marie a « accepté de renoncer à son ambition » de diriger l'intercommunalité. « Ce n'est pas à l'ordre du jour », commente l'intéressé.
« Nous avions des convergences dès le premier tour », justifie Jean-Marie Virapoullé. « D'ailleurs, il m'arrivait de présenter un projet sur ma page Facebook et trente minutes plus tard, il y avait le même sur la page de Laurent ou inversement. Nous n'étions pas frères pour rien. » Le programme électoral reste inchangé selon Laurent Virapoullé, désormais « adopté » par les nouveaux arrivants.
Pourquoi ne pas avoir scellé cette union avant le scrutin ? « Chacun a voulu tenter sa chance. Nous sommes en démocratie », répond Jean-Marie sans exprimer de regret. Pour Laurent, cette logique de rassemblement s'impose dans un contexte où « 70 % des électeurs n'ont pas souhaité accorder leur confiance » à l'équipe sortante. Les deux frères ont d'ailleurs tenu ensemble leur premier meeting commun hier soir à Ravine-Creuse.
La fusion laisse sur le carreau quelques figures connues. Plusieurs élus sortants de l'opposition comme Maie-Lise Chane-To, Alain Sinaretty ou Viviane Payet Ben Hamida ne figurent plus sur la liste. Même sort pour Sylvie Moutoucomorapoullé, Mickael Boyer ou encore Thierry Assicanon, ex-élu de Joé Bédier qui avait rejoint Laurent Virapoullé.


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