« Saint-Paul a été maltraitée ces dernières années », a déclaré Cyrille Melchior ce mercredi 18 mars lors d'une conférence de presse dans son local de campagne. Arrivé deuxième au premier tour avec 34,17 % des voix derrière Emmanuel Séraphin (47,16 %), le président du Département multiplie les attaques contre le maire sortant avant le second tour de dimanche.
Entouré de soutiens de poids - les Thien Ah Koon père et fils, les maires Jeannick Atchapa, Éric Ferrère et Olivier Rivière -, le candidat de droite a dressé un réquisitoire sévère contre la gestion municipale. « Emmanuel Séraphin et les personnes qui l'entourent ont pillé les finances communales », a-t-il accusé, évoquant un « déficit », une « épargne négative » et des satellites communaux « tout déficitaires ».
Le patron de la droite locale s'est montré particulièrement virulent sur les frais de représentation de son adversaire : « Il s'est octroyé 27 000 euros de frais de représentation : 12 000 euros de la mairie de Saint-Paul et 15 000 euros du TCO, soit 2 200 euros par mois. » Cette somme équivaut, selon lui, au budget du CCAS consacré aux festivités.
Avec les ralliements de Didier Robert, Jean-Yves Morel et Maxime Hoarau, Cyrille Melchior revendique désormais 53 % des suffrages du premier tour. « Tant que l'arbitre n'a pas sifflé la fin de la partie, elle n'est pas gagnée mais elle n'est pas perdue », a-t-il commenté. Il promet de faire voter « très rapidement trois ou quatre rapports essentiels » en cas de victoire.
Au cœur des divergences : la politique culturelle. Melchior dénonce les 2,3 millions d'euros dépensés « pour faire la fête », tandis que Séraphin assume son soutien à la culture et à l'activité économique qu'elle génère. Deux visions qui se confronteront dimanche.


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