« On a l'impression d'être un peu jetés en pâture dans le débat public », déplore Antoine Veteau, co-animateur du groupe d'action Saint-Pierre Insoumise. Après les attaques répétées de l'entre-deux tours, la section locale de LFI sort du silence pour clarifier sa position sur Emeline K/Bidi.
Les militants confirment leur soutien à la candidate, mais précisent les limites de cet engagement. « Je ne parle qu'au nom de LFI Saint-Pierre », insiste Antoine Veteau. L'échelon départemental et le niveau national du mouvement ne sont pas derrière Emeline K/Bidi. « On n'a pas eu le soutien du comité électoral LFI national », explique le militant.
Cette prise de position résulte uniquement d'une décision militante locale. « Nous, les militants de Saint-Pierre, on a choisi de prendre une position en tant que groupe d'action. Et on l'a assumé. »
Depuis plusieurs jours, le nom de LFI revient sans cesse dans le débat municipal. Les militants dénoncent des accusations qui visent à assimiler Emeline K/Bidi au mouvement pour dissuader les électeurs. Jean-Gaël Anda Sita, candidat qualifié pour le second tour, a notamment présenté la France insoumise comme un danger pour la ville.
La section saint-pierroise a riposté par une lettre ouverte diffusée sur les réseaux sociaux. Le texte rappelle qu'« Emeline K/Bidi ne fait pas partie de LFI ». Elle n'est ni adhérente du mouvement ni membre du même groupe parlementaire que les députés insoumis. Les militants accusent leur adversaire de « surfer sur les polémiques nationales » pour nourrir un discours local.
« Nous la soutenons sans exigence, sans contrepartie, sans magouille », écrivent les militants dans leur lettre. Ils revendiquent une relation construite sur « le respect » et « l'écoute », et affichent une posture d'appui sans volonté d'imposer une ligne politique.


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